Tour du Manaslu

Manaslu, aux frontières du Tibet

 

LES POINTS FORTS DE VOTRE TREK : 

  • Les contrastes de végétation entre les vallées à 1000m et Larkya La
  • Les rencontres dans les villages toujours profondément tibétains
  • Les différentes vues sur le Manaslu
  • Le détour au joli village de Prok
  • L’ermitage de Milarépa au Pungyen glacier, au du Manaslu

NIVEAU

PÉRIODE

CONFORT

Groupe limité à 8 personnes

Hors vol international

Notre enthousiasme pour votre voyage

Le tour du Manaslu est une immersion en pays bothia, ces népalais par nationalité et tibétains par tradition. Contrairement au tour des Annapurna où l’on ne voit pas le fameux Annapurna tant il est protégé par ses contreforts, sur le tour du Manaslu vous verrez le Manaslu sous différents angles. On peut davantage parler du tour d’un 8000m. Le tour du Manaslu offre plusieurs points de vue sur le sommet du Manaslu et son antécime, depuis Lho la face est, face sud-est depuis le Pugyen glacier ou encore les faces nord et nord-ouest au passage entre Samdo et Dharamsala puis à Bimtang. Bref, on voit bien ce 8000m dont les japonais ont été les premiers à fouler le sommet.
Vous remontez la vallée de la Buri Gandaki qui coule depuis la frontière tibétaine. Le sentier vous conduit jusqu’à ses sources à travers une jungle tropicale au début de l’itinéraire dans la zone des 1000m puis l’étage alpin, on devrait dire himalayen, et enfin les glaciers du Manaslu.
Cette version du tour du Manaslu passe par le plus beau point de vue sur ce 8163m, le glacier du Pungyen. Outre la gigantesque « face est » de plus de 4000m, cet endroit permet de s’imprégner de l’ambiance méditative du petit monastère ou le maître bouddhiste Milarépa a médité.
Passé le village de Deng, vous vous trouvez en pays bothia, c’est-à-dire chez les tibétains installés au Népal. Au village le plus au nord, Samdo, les habitants font encore fréquemment l’aller-retour au Tibet si la frontière est ouverte pour rendre visite à leurs familles restées de l’autre côté de la frontière. Vous vous imprégnez de la culture tibétaine.

    ITINÉRAIRE DE VOTRE TREK : 

 

Jour 1. Départ de France pour le Népal

 

Jour 2. Arrivée au Népal et transfert à l’hôtel

Arrivée à l’aéroport de Katmandou, nous vous accueillons et vous conduisons à votre hôtel pour le briefing. Selon votre horaire d’arrivée vous avez le temps de prendre le pouls de la ville.

 

Jour 3. Journée libre

Katmandou regorge d’histoire et de vie, une ville du passé et tellement présente. Certes le passage aux temples est un incontournable mais prenez le temps de vous perdre, de prendre un thé dans une boutique, d’observer et de sentir, de vous imprégner de cette vie népalaise. Nous pouvons vous organiser une journée avec guide culturel francophone sur demande.

 

Jour 4. Katmandou à Sothi khola (880m)

C’est parti !!! Tôt le matin, nous prenons le bus en direction du départ du trek du Manaslu, mais nous quitterons cette route avant. La première partie est l’axe principal entre Katmandou et l’Inde. Une grande partie des produits manufacturés de la capitale sont acheminés par cette route et entre autre tout le carburant. Nous longeons la rivière Trisuli, puis la traversons pour aller en direction d’Arughat. Après avoir quitté la route principale, la route devient une piste plus ou moins en bon état selon l’intensité de la mousson précédente. Nous arrivons à Sothi khola.

Environ 10 heures de bus ou jeep

 

Jour 5. Sothi khola à Macha khola (900m)

Première journée de notre trek. La marche est facile aujourd’hui comme nous longeons la Buri Gandaki dans sa partie basse où elle descend tranquille et large. Sous les 1000m, la chaleur est plus importante ici, il faut s’en protéger. Les villages vivent de la culture du riz, du maïs et de la moutarde mais aussi de la pêche. Les bananiers, papayers et manguiers poussent facilement à cette faible altitude et entourent les villages. Le village de Macha Khola, est un village qui a tiré son nom de son activité. Macha signifie poisson et vous pouvez observer les nasses utilisées pour la pêche qui constitue la principale ressource pour ce petit village himalayen.

Marche : 6 heures, +600m/-580m

 

Jour 6. Macha khola à Jagat (1410m)

Comme hier, la journée commence en douceur à faible altitude à travers les villages gurung, nous traversons cette belle région. Nous arrivons ensuite à Khorla Bensi, village qui marque le départ de la gorge de la Buri Gandaki. Le relief autour de la rivière change complétement et la vallée se rétrécit à cet endroit. Un petit affluent arrive de l’ouest au niveau de Khorla Bensi et fait de ce petit village de confluence un bel endroit pour déjeuner. Cette fois, le trek commence à prendre un tournant plus sauvage, le sentier suit la Buri Gandaki au plus près dans une végétation luxuriante. Des cascades arrivent des deux versants et forment d’immenses murs végétaux autour des quelques villages isolés que nous traversons.

Marche : 5 heures, +1210m/-700m

 

Jour 7. Jagat à Deng (1860m)

Nous quittons Jagat qui marque l’entrée dans le parc national du Manaslu. La grande allée pavée qui mène au centre du village est un peu surprenante pour un endroit si isolé en montagne. Le parc aménage régulièrement le sentier mais la principale contribution va surtout à la construction des ponts suspendus dont de nombreux étaient il y a quelques années encore en très mauvais état. Un pont, deux ponts, trois ponts suspendus, entre rive gauche et rive droite, le sentier alterne continuellement et nous donne des regards différents. Le plus grand pont suspendu du trek permet de traverser en rive gauche où l’on découvre le village de Philim, un village important de la vallée où se trouve le bureau principal du parc national du Manaslu. Des japonais (première ascension du Manaslu) y ont financé une école importante pour les enfants des nombreux villages alentour. Déjà les premiers conifères bordent la Buri Gandaki et la vallée se resserre à nouveau sous le village de Nyak. Littéralement perché à plusieurs centaines de mètres au-dessus du chemin que nous empruntons, Nyak illustre parfaitement cette vie de montagne isolée. Nous ne partageons décidemment pas les mêmes notions d’heures de marche et de dénivelé avec nos amis népalais. Le passage sous une arche de pierre surplombée de trois mini stupas marque l’entrée du village de Deng. Premier village d’influence bouddhiste, nous sommes en pays bothias, les tibétains qui vivent dans l’Himalaya népalais.

Marche : 7 heures, +1100m/-750m

 

Jour 8. Deng à Prok (2400m)

Les rhododendrons cèdent définitivement la place aux conifères pour cette journée au dénivelé important qui marque notre entrée en haute altitude. La vallée s’élargit doucement dans notre approche des hauts sommets et chaque village à son monastère. La religion bouddhiste est particulièrement suivie dans cette vallée de par la proximité avec le Tibet. Nous nous écartons du sentier classique pour rejoindre le très beau village de Prok. Sur un plateau, il domine la vallée de la Buri Gandaki.

Marche : 6 heures, +1180m/-640m

 

Jour 9. Prok à Lho (3180m)

Les sommets se détachent dans le ciel bleu au fur et à mesure de notre approche de Lho, pour finalement nous dévoiler la première vue sur le Manaslu. Une vision impressionnante, le Manaslu domine toute la vallée de son antécime en premier plan.

Une bonne partie des forêts du village de Lho a été coupée et le bois envoyé à dos de yak pour la construction de monastère au Tibet où les arbres sont rares. La vue du monastère avec en arrière-plan le sommet du Manaslu donne envie de se réveiller tôt le lendemain pour capter les lumières matinales sur le sommet.

Marche : 6 heures, +1500m/-720m

 

Jour 10. Lho à Samagaon (3530m) par Pungyen glacier

Le Pungyen glacier est un des plus beaux lieux de l’Himalaya, en effet, c’est un des rares endroits où l’on peut voir une face de 4000m sur un des géants himalayens. La face sud-est du Manaslu est impressionnante et au-delà de cette masse, des glaciers entourent toute la vallée avec des moraines gigantesques, Pungyen est également un grand pâturage avec l’ermitage de Milarépa. Il n’est pas rare de voir encore quelques yaks autour du stupa qui rappelle les dessins de « Tintin au Tibet ».
Le petit monastère témoigne de l’activité estivale des moines de Samagaon, il est juste en contre-bas de l’ermitage. Pris dans les rochers on imagine ce maître bouddhiste du Xème siècle en méditation dans ce lieu austère. Dès que le soleil commence à chauffer, les avalanches remplissent la vallée d’échos sourds.
Nous empruntons le même chemin pour rejoindre Samagaon, le dernier village important dans la vallée.

Marche : 7 heures, +1220m/-870m

 

Jour 11. Samagaon à Samdo (3690m)

Au pied du Manaslu, les villageois ont instauré des règles strictes pour l’ascension du fameux sommet et la gestion des camps. Seuls les habitants du village sont autorisés à monter les charges au camp de base du Manaslu. D’ailleurs, les 1300m de dénivelé très raide à cette altitude requièrent des personnes bien acclimatées pour monter l’équipement des expéditions. La gestion des déchets est également gérée par les villageois de Samagaon pour préserver la qualité des eaux du glacier dont le village dépend. Nous empruntons le sentier jusqu’au lac du glacier aux eaux turquoises. Un gigantesque toboggan conduit les séracs du glacier dans une chute de plusieurs centaines de mètres, les montagnes montrent ici leurs dimensions himalayennes. L’étape est courte pour arriver à Samdo, nous traversons des prairies en pente douce où les marmottes sont nombreuses.Pour entrer dans le village de Samdo nous passons sous un important stupa. La vue depuis le stupa sur toute la vallée est magnifique avec au loin les contreforts du Nadi Chuli.

Marche : 3 heures, +160m

 

Jour 12. Repos à Samdo

Une journée d’acclimatation à cette altitude permet de donner le temps à notre organisme de s’adapter à ce nouvel environnement. Le village de Samdo est le dernier et le plus haut du massif du Manaslu. A une journée seulement du Tibet, pour les habitants de Samdo, il est facile de se rendre de l’autre côté de la frontière lorsque celle-ci est ouverte. L’histoire de Samdo est étroitement liée à celle du village de Rui, côté tibétain. Au printemps, le village entre en fête pour quelques jour avec le fameux concours de tir à l’arc. Il n’est pas rare d’observer des bharals sur les versants opposés au village, de préférence le matin ou en soirée lorsqu’ils viennent boire au torrent.

 

Jour 13. Samdo à Dharamsala (4470m)

La journée est courte et le relief assez régulier pour cette approche de l’étape la plus haute du tour du Manaslu. Il est d’autant plus important de mesurer vos efforts aujourd’hui. Avant d’arriver au lieu-dit Dharamsala, une ouverture offre un point de vue sur la cime du Manaslu et une partie de sa face nord-est. En suivant la crête au nord, nous pouvons également voir le Manaslu nord à 7157m. La nuit sera fraîche, les duvets et les doudounes seront vos meilleurs compagnons !!!

Marche : 4 heures, +780m

 

Jour 14. Dharamsala à Larkya La et Bimtang (3590m)

Journée du col, nous devons franchir les 5100m du Larkya La. Le col n’est pas très marqué, il se trouve à la confluence de deux immenses moraines. Le sentier suit la rive gauche de la moraine du Larkya peak, un sommet à 6249m qui se fait au départ du col. Cependant, l’ascension est souvent celle d’un sommet secondaire, juste à l’aplomb du col qui est à 5800m. Heureusement, ce ne sera pas notre objectif aujourd’hui, la traversée de la moraine est suffisamment casse-pattes. Le Larkya La, à un peu plus de 5100m, est relativement doux et on passe un second faux col qui dégage une vue sur le glacier du Cheo. La longue descente peut commencer à travers des blocs qui requièrent une attention particulière si la neige et le passage rendent le sentier glissant. Vous apprécierez d’autant plus votre arrivée à Bimtang, un lieu de pâturage qui utilise le côté de la moraine. En arrivant à Bimtang, le sommet du Manaslu et son antécime sont clairement visibles. Notre point de vue donne l’impression qu’un immense plateau les relie, mais la pente est bien là. Les teintes du soir sur la face nord-ouest du Manaslu sont une récompense supplémentaire aux efforts de la journée.

Marche : 7 à 9 heures, +636m/-1386m

 

Jour 15. Bimtang à Darapani ( 2300m)

L’altitude n’est plus un souci maintenant et nous progressons facilement autour du torrent dans une forêt où les rhododendrons reprennent du territoire aux pins de l’Himalaya. De nouveau les villages deviennent plus fréquents, mais les maisons perdent leurs toits plats. La végétation se densifie et le froid ne mord plus à la tombée de la nuit. Tilje est l’occasion de retarder un peu notre retour sur le sentier bien plus fréquenté du tour des Annapurna. Une façon de prolonger l’immersion en pays bothia. Les maisons restent très caractéristiques de l’habitat tibétain et nous sommes encore sur une partie de trek faisant encore exclusivement partie du tour du Manaslu. Peu après notre départ de Tilje où les champs sont grands, un pont nous fait rejoindre Darapani ; un village au carrefour de deux vallées. Celle d’où nous arrivons depuis le Manaslu et la vallée de la Marsyangdi qui mène au fameux Thorong La, le col du tour des Annapurna. L’environnement change également avec la fréquentation ici plus importante que celle du tour du Manaslu. Nous retrouvons dans cette partie du trek, les paysages de gorges serrées, de cascades nous obligeant à lever le regard très haut, la végétation est luxuriante à ces altitudes.

Marche : 7 heures, +100m/-1520m

 

Jour 16. Darapani à Katmandou

Cette fois, plus moyen de reculer, il faut reprendre pied dans le monde moderne, les jeeps, le bus, la route et nous voilà dans un autre monde celui qui va déjà trop vite même si l’on n’est pas encore en Europe, celui qui fait trop de bruit, celui ou des excès de l’urbanisation. La piste en jeep dure environ 4 heures si la mousson n’a pas endommagé de passage. Il faut ensuite de l’ordre de 6 heures pour rejoindre la capitale népalaise.

 

Jour 17. Départ du Népal

Départ de votre hôtel pour l’aéroport. Vous arrivez en France le jour même ou le lendemain, selon les horaires de votre vol.

 

Jour 18. Arrivée en France

Si votre vol n’a pas de correspondance rapide, c’est aujourd’hui que vous arrivez.