Namun La, HAute route

des annapurna

Namun La, Naar Phu et passage du Mesokanto nord

 

LES POINTS FORTS DE VOTRE TREK :

  • Une acclimatation douce par un col méconnu à moins de 5000m
  • Les vues en balcon sur le Manaslu pendant plusieurs jours !!!
  • La visite de Naar et Phu, deux villages tibétains du bout du monde
  • Un panorama spectaculaire sur les faces nord des Annapurna depuis le Kang La
  • Perché à 5000m le lac du Tilicho et le passage du Mesokento nord

NIVEAU

PÉRIODE

CONFORT

Groupe de 5 à 8 personnes

Hors vol international

Notre enthousiasme pour votre voyage

Vous voulez marcher sur un tour des Annapurna sans la foule et prendre un peu de hauteur ? Nous avons imaginé un nouvel itinéraire évitant la partie basse de la Marsyangdi en se basant sur une ancienne piste d’alpage et le col du Namun La. Puis nous avons reconnu cette partie en 2014. Aujourd’hui, notre itinéraire de la haute route des Annapurna est la seule à éviter intégralement le tour classique des Annapurna. C’est aussi un itinéraire exigeant qui s’adresse aux trekkeurs ayant déjà une première expérience de grand trek en Himalaya, car il s’agit de la version musclée de notre haute route des Annapurna avec pas moins de 6 cols à 5000m, dont 3 cols que nous sommes les seuls à organiser à ce jour !!! Autant dire, qu’il faut une bonne préparation et que ce trek s’adresse à ceux qui ont déjà eu une expérience au Népal. Nous avons déjà été éprouvé l’itinéraire et il fonctionne très bien dans son acclimatation, il est est maintenant parfaitement rodé.


La première partie permet de s’acclimater avec le col du Namun La à moins de 5000m, tout en balcon avec une vue sur tout le massif du Manaslu. Pendant plusieurs jours vous marchez avec des vues sur l’Himalchuli et le Ngadi Himal qui frôlent tous deux les 8000m et le fameux Manaslu. Quel meilleur itinéraire pour illustrer le nom de haute route !!!


Ensuite, après avoir coupé le sentier du tour des Annapurna, nous basculons dans la vallée de Naar Phu à permis spécial. Une région encore peu fréquentée aux paysages arides et aux villages de culture tibétaine. Une échappée exploratoire sera aussi au programme dans une zone très sauvage entre Phu et Naar. Puis nous croiserons à nouveau le tour des Annapurna pour cette fois traverser le col du Tilicho et celui du Mesokanto. Entre ces deux cols, le lac turquoise du Tilicho sera un autre point fort du trek et point froid aussi, il faut être équipé.

    ITINÉRAIRE DE VOTRE TREK : 

 

 

Jour 1. Départ de France pour le Népal

 

Jour 2. Arrivée sur Kathmandu et transfert à l’hôtel

Le pilote enlève un peu de gaz, l’avion négocie le passage des Mahabarath, le premier « pli » de l’Himalaya et vous voilà dans la plaine de Kathmandu. Les ailes survolent la vallée de Lele, puis Chapagaon, Bungamati à gauche et enfin Kathmandu, le repère des hippies dans les années 70 devenue capitale du trek. Nous vous accueillons à l’aéroport et vous conduisons à votre hôtel pour le briefing, le voyage peut commencer.

 

Jour 3. Kathmandu à Ghalegaon (1600m)

Premier jour de notre haute route des Annapurna : 6H00 du matin, réveil, le départ est toujours matinal pour un trek, mais si c’est un peu difficile ce matin, ce sera rapidement naturel de se lever avec le soleil et se coucher peu après lui… L’équipe complète est là et nous nous mettons en route pour Besi Sahar. A midi, arrêt sur « l’air d’autoroute » pour le premier dal bath, le plat népalais, du riz, des lentilles et des accompagnements. A Besi Sahar, on change de moyen de transport pour prendre les pistes népalaises, cette fois, ça sent encore plus l’aventure. La piste donne une idée de la vie en moyenne montagne et nous conduit en crête pour notre première nuit en camping. Après le bus, la jeep pour rejoindre Ghalegaon, un vrai goût d’aventure qui commence…

Marche : 4 heure

Jeep réservée pour emmener toute l'équipe à Ghalegaon

Jeep réservée pour emmener toute l’équipe à Ghalegaon

 

Jour 4 à 9. Ghalegaon à Koto

Il est temps de prendre la route, ou plutôt le haute route en direction du namun la dans un premier temps.
Le chemin des Khakas ; pendant 6 jours on chemine en balcon en face de la chaîne du Manaslu, autant dire que les occasions sont nombreuses pour voir ce géant de l’Himalaya. Mais pas seulement, au sud, il est secondé par le Ngadi Himal, aussi appelé le peak 29 et l’Himal Chuli, deux montagnes qui ne passent pas la barre des 8000m mais fleurtent avec cette limite symbolique. Le col du Namun La n’est pas simple à passer et les étapes se collent au relief, aux contraintes des camps pour une acclimatation optimale. Il a fallu plusieurs treks pour mettre au point le passage du Namun La dans de bonnes conditions d’acclimatation. Des traversées de rivières et détours sont nécessaires pour accéder au Namun La mais toujours avec une vue incroyable. La haute route des Annapurna prend véritablement son sens ici. Par ailleurs, les cartes sont fausses dans ce coin d’Himalaya tout simplement car les trekkeurs n’y vont pas. Pour autant le sentier est marqué et sans difficulté, alors on suit le guide.

Marche : de 3 à 7 heures de marche par jour (détail donné à la réservation)

Tente Tribeni Trek

La voute céleste au-dessus de la tente Tribeni Trek à proximité du Namun La

Lac de Dhud Pokhari

Le lac Dhud Pokari, littéralement le lac de lait près du col du Namun La

 

Jour 10. Koto à Meta (3600m)

Nous voilà dans la vallée d’accès aux villages de Naar et Phu. La vallée est étroite et longue, nous la remontons en alternant rive droite et rive gauche. La nature est forte, cette vallée illustre vraiment la transition entre le Népal subtropical et le Népal aride. La végétation est encore puissante, de nombreuses cascades se jettent dans la Naar Khola mais en peu de temps, les pentes prennent une végétation plus rase. A Meta la vallée commence tout juste à s’ouvrir, nous installons le camp.

Marche : 7 heures, +1200m/-200m

Jour 11. Meta à Kyang (3900m)

Le raidillon d’hier est également un verrou qui ouvre la vallée. A partir de Meta, la vallée s’ouvre un peu plus et commence à offrir des vues sur les sommets. Droit au sud, l’Annapurna II et le Lamjung percent en bout de vallée. Au-dessus de nos têtes, le Kanguru. Les sommets se dégagent loin dans le ciel et toujours en rive gauche de la Phu khola le chemin de trek nous conduit au hameau de Kyang en passant par Jhunum et Chyako.
Kyang comme Meta sont d’anciens campement de khampas, les fameux guerriers tibétains. Pour en apprendre un peu plus, rien de tel qu’une discussion autour du feu. Hier soir, dans la lodge de Meta trois générations entouraient la table à feu où chauffait le dhal bhat ; petite fille, mère et grand-mère. La grand-mère a vu passer du monde et m’explique le passage des khampas. Dans les années 60, ils sont venus s’installer dans les lieux d’estive des villages. Ainsi, Meta, Jhunum, Kyang, Chyako ou encore plus haut Nagoru sont des villages qui ont été construits par les khampas arrivants du Tibet, se réfugiant au Népal. Mais, la situation est devenue difficile car les terres nouvellement occupées n’étaient plus disponibles pour le pâturage d’été des villageois de Naar et de Phu. La police est intervenue pour faire descendre les khampas au camp de réfugiés de Pokhara. On peut encore voir parfois des panneaux indiquant « anciens camp de khampas ».
Nous sommes là au pied de l’immense crête ouest du Nemjung, un 7000m assez connu. Cette fois, nous sommes bien au cœur de l’Himalaya parmi les sommets les plus hauts de la planète. En retrouvant l’altitude, nous renouons aussi avec les nuits fraîches et étoilées du passage du Namun La.
Rien de difficile sur cette étape, sauf à observer les bharals qui occupent souvent à la tombée de la nuit les pentes qui surplombent le hameau de Kyang.

Marche : 3 heures, +400m/-100m

Jour 12. Kyang à Phu (4100m)

Encore une discussion au coin du feu et on apprend que le village de Kyang sert de village d’hiver aux habitants de Phu. En effet, à l’approche de l’hiver, début décembre, une partie du village de Phu migre à Kyang, pourtant la différence d’altitude n’est pas significative ? Mais c’est l’exposition de Kyang qui est intéressante par rapport à Phu. Avec le soleil en plein hiver on gagne facilement quelques précieux degrés.
Départ pour une journée un peu plus courte toujours en rive gauche de la Phu khola, la rivière de Phu. Comme hier soir, le matin, il n’est pas rare d’observer des bharals sur le mini plateau qui s’avance au-dessus de la gorge, ils broutent généralement sans grand stress et pas très loin des maisons.
A flanc de montagne, le sentier est creusé est creusé à même le rocher, la gorge ici se resserre à nouveau. Le sentier alterne les rives pour arriver à un énorme rocher qui se dresse au milieu de la gorge, la meilleure protection de Phu contre les potentiels envahisseurs de la vallée. Environ 100m dans les cheminées de fée permettent d’atteindre la porte de Phu, complètement surréaliste dans ce paysage, accrochée à la montagne. D’un côté on voit les contreforts du Gyajikang, un sommet de 7000m qui n’a pas fait beaucoup parlé de lui avec pourtant une magnifique arête ; de l’autre un stupa qui marque un léger col, encore un lieu magique pour les chercheurs de belles images puis on arrive au stupa et voilà les premières fortifications de Phu. On peine à imaginer qu’il ait été nécessaire de construire des fortifications dans un lieu déjà si difficile d’accès. On peine aussi à imaginer la volonté d’éventuels assaillants. Un peu plus loin, une série de stupa marquent la proximité du village et enfin la porte d’entrée du village de Phu.
Le village sur son promontoire prend des allures de petite place forte. Les maisons se cachent dans la montagne et seuls les drapeaux à prières colorent ce village où la vie à l’image des montagnes est usée, réduite à l’essentiel. Phu est le dernier village de la vallée avant le Tibet, sans col pour communiquer de ce côté. Arrivée en début d’après-midi, nous avons le temps d’aller nous perdre dans les ruelles du village, observer, échanger avec les villageois. A l’approche de l’hiver, l’activité des champs est réduite et il faut « seulement » s’occuper du bétail. Alors, bien souvent les femmes forment un groupe en hauteur du village exposé sud-ouest pour filer la laine avec dans les rayons du soleil. Un groupe d’homme se mélange ou n’est pas loin à filer aussi un peu ou discuter.

Marche : 3 heures, +400m/-200m

Village de Naar

Le village de Naar

 

Jour 13. Journée à Phu

Aujourd’hui, il est possible de choisir entre deux possibilités. Partir en exploration au camp de base de l’Himlung ou en direction du camp de base de l’Himlung pour avoir des vues sur le sommet et sur son voisin le Nemjung. Soit visiter le village et le monastère sur la colline au nord de Phu.

Jour 14. Phu à Naar phedi (3550m)

Phu s’appuie sur la crête de la Yongmoso Danda, le prolongement méridional du Pokarkang. Il est possible de passer par deux cols pour rejoindre Naar. Nous l’avons déjà organisé et pouvons l’organiser sur demande. Cependant les deux cols sont exigeants pour les trekkeurs et les porteurs. Par ailleurs, les vues sont belles mais pas non plus aussi spectaculaires que celles du Kang la.

Le chemin de Phu à Naar est le même que nous avons emprunté à l’aller. En revanche, à l’approche de Meta, nous bifurquons pour traverser une gorge sur un pont suspendu. Juste à côté, un autre pont, son ainé, en bois, traverse aussi la gorge.

Naar phedi est en fait le monastère que l’on pouvait voir depuis Meta à l’aller. Un bel espace en terrasse nous permet d’installer le camp.

Marche : 7 heures, +500m/-1050m

Jour 15. Naar phedi à Naar (4200m)

Le chemin est sans grande difficulté, il monte assez vite et offre des vues magnifiques sur le Kang guru, un presque 7000m. A l’approche d’un plateau, les vues sont de plus en plus spectaculaires. Un large et ancien stupa marque le début du plateau de Naar. Que l’on regarde en direction du village ou dans notre dos vers le Kang guru, le panorama est impressionnant, une des plus belles journées puisqu’en plus nous avons le temps.

Arrivé pour le déjeuner, il reste l’après-midi pour faire un brin de lessive et visiter Naar ou se promener dans les alentours.

Marche : 3 heures, +830m/-180m

Jour 16. Naar à Kang La Phedi (4640m)

La matinée permet de visiter l’école et le monastère, faire le tour du village. Puis, après le déjeuner, c’est une courte marche qui nous conduit à travers les alpages de Naar en direction du Kang La. Quelques yaks paissent dans cette vaste vallée avec toujours au fond le Kang guru et au-dessus de nos têtes le Pisang peak. Nous installons le camp à Kang La Phedi, au pied du Kang La.

Marche : 2 heures, +500m/-60m

Jour 17. Naar Phedi à Ngawal (3650m) par le Kang La (5300m)

L’ascension du Kang La est sans difficulté et le col ouvre sur un panorama spectaculaire sur les faces nord des Annapurna, toute la chaîne. De l’Annapurna II au Tilicho peak, une immense crête qui descend rarement sous les 7000m fait face. Le nom de haute route des Annapurna a ici une résonnance particulière comme à l’est on distingue le Lamjung himal que nous avons contourné par le Namun La et à l’ouest le Tilicho peak où nous serons bientôt. Une belle façon de prendre conscience de l’itinéraire que l’on a parcouru et de ce qu’il nous reste à faire.

Marche : 7 heures, +700m/-1670m

Jour 18. Ngawal à Khangsar (3750m)

Aujourd’hui encore notre haute route des Annapurna traverse le sentier du fameux tour classique des Annapurna. Ngawal est un peu en balcon, au nord du sentier classique du tour des Annapurna, donc nous descendons en direction de Manang. Les habitants de Manang, les Manangis ont construit leur richesse sur l’or. Oui, aussi étrange que cela puisse paraître. Mais inutile de scruter le fond des ruisseaux et d’amener votre pelle, il n’y a pas d’or aux Annapurna. Avant que le tour des Annapurna connaisse le succès qu’on lui connait aujourd’hui, Manang était un village isolé et pas sans ressources. Les Manangis ont toujours été de grands commerçants. Au XIXème siècle, ils pratiquaient un commerce trans-himalayen de sel, céréales ou objets entre le Tibet et l’Inde. Ensuite, le commerce a évolué dans le sud-est asiatique puis plus récemment c’est le commerce de l’or qui a consolidé la diaspora. L’or était caché dans les appareils électroniques au retour de voyage à Hong Kong pour être revendu au Népal ou en Inde. Des affaires très risquées qui illustrent le goût des népalais pour le jeu. Les Manangis malgré leurs activités loin de la vallée sont toujours restés très soudés que ce soit à Kathmandu ou dans d’autres pays ; Manang reste le cœur de la communauté. Aujourd’hui, le trekking est la principale activité et Manang s’est développé considérablement. Nous traversons donc ce gros village qui d’année en année prend des airs de petit Chamonix himalayen pour rejoindre le petit village de Khangsar. Pour s’y rendre, le sentier se divise en patte d’oie. D’un côté il conduit au fameux Thorong LA, le col du tour classique des Annapurna ; de l’autre l’accès au lac Tilicho et pour les plus courageux, dont nous sommes, le col du Mesokento. Mais avant d’aller à ce lac perché à 5000m d’altitude nous faisons halte à Khangsar. En marge du chemin principal, Khangsar a conservé son authenticité

Marche : 4 heures, +330m/-250m

Jour 19. Khangsar à camp de base du Tilicho (4150m)

La journée est un peu longue mais notre parfaite acclimatation sera un atout de taille. Une seule préoccupation à prendre concerne le passage d’un grand pierrier où il ne faut pas trainer. Le camp de base du Tilicho n’est pas contrairement à son nom pas au pied du Tilicho, il nous reste le col à franchir pour arriver au lac

Marche : 6 heures, +900m/-500m

Lac Tilicho

Les eaux turquoises du lac Tilicho à 5000m

 

Jour 20. Camp de base du Tilicho au camp de base du Mesokanto (5030m)

Arrivé au col, un dernier coup d’œil sur le Manaslu au loin et nous basculons sur une pente douce vers le lac Tilicho. Puis, un peu plus loin, c’est impressionnant, devant nous se découvre le gigantesque glacier du Tilicho peak qui descend jusqu’au lac pour s’y jeter. La face nord du Tilicho peak, immaculée, le bleu dense du lac, la glace qui tombe dans l’eau, un décor inoubliable. Les drapeaux à prières marquent dans ce lieu isolé le respect des hommes pour ces hauts lieux. Les conditions d’enneigement sont déterminantes aujourd’hui pour notre progression au nord du lac Tilicho. Il faut contourner tout le lac pour arriver au pied du Mesokento, le Mesokento BC (Base Camp). L’histoire se rappellera que l’équipe française de l’Annapurna a compris l’accès à l’Annapurna I en montant sur les sommets directement au nord. Il est alors devenu clair à Lachenal, Rébuffat et Terray que l’accès se ferait par la vallée fermée entre la longue crête Tilicho, Nilgiri et l’Annapurna. La clef de l’Annapurna a été trouvée sur ces pentes (lire Annapurna premier 8000m). Ce soir est sans doute notre camp le plus froid et le plus difficile. Le Tilicho peak nous domine avec plus de 2000m d’une face nord verticale. La voie normale est la crête ouest qui se dessine nettement pour nous.

Marche : 7 heures, +1030m/-150m

Jour 21. Camp de base du Mesokanto à Kharka (4200m) par le Mesokanto nord(5440m)

On commence au lever du jour par monter dans sur une courte arête. Deux trois courts passages sont assez raides, on met presque un peu les mains pour s’aider mais finalement cette partie est très courte. C’est également de là que l’on a une vue sur la grande barrière avec en premier plan le lac Tilicho. Au bout de cette arête prenez le temps de vous retourner. Nul doute que dans l’effort, la vue sur le Tilicho peak, le Khangsar Kanget tout au fond le Gangapurna vous aidera à continuer. Avec le lac Tilicho surplombé par d’immenses séracs, une impression vient immédiatement : le gigantisme…
Vous êtes presque arrivé à l’Eastern pass et ses 5340m. Suit une descente douce qu’il ne faut pas trop garder.
Le franchissement du col classique du Mesokanto, connu sous de nombreux noms est dangereux. Si le sentier est seulement marqué pour ce col car suivi par la grande majorité, pour ne pas dire tout le monde, nous optons pour une variante un peu plus haute, un peu plus longue et beaucoup plus belle, le Mesokanto nord. N’étant pas fréquenté, il n’est pas très facile à trouver pour qui ne le connait pas, car pas tout à fait évident. Mais le panorama qui s’ouvrira à vous restera certainement dans les plus beaux que vous ayez eus. Peut-être en partie parce que ce sera le col le plus haut du trek et, qu’on le veuille ou non, une forme d’aboutissement personnel mais sans plus sûrement à cause des étendues qui s’ouvriront sous votre regard. La nouveauté arrivé au col, c’est l’apparition du troisième 8000m de notre trek, le Dhaulagiri, pyramide impeccable. On découvre aussi les Nilgiri dans le prolongement ouest du Tilicho peak et une dernière fois les faces nord des Annapurna. Au nord, toute la vallée du Mustang est à un jet de pierre. Le trek à peine terminé on rêve déjà d’un autre ou on retrace un ancien trek.
La descente un tantinet raide sur son départ devient plus douce en dénivelé mais pas pour le terrain. On marche dans de gros blocs qui sollicitent les chevilles ; le Dhaulagiri pour nous surveiller.

Marche : 7 heures, +620m/-1450m

Jour 22. Kharka à Jomsom (2750m)

Dernière journée de trek, tout le monde a les semelles légères et la descente vers Jomsom est une formalité. Quelques maisons puis le village et enfin Jomsom et toutes ses boutiques. Le jus d’arbousier et le jus de pomme pour reprendre des vitamines, plein de souvenirs et même internet. La page montagnarde est bel et bien tournée. Place à la fête du retour d’un long trek qui nous aura fait traverser 6 hauts cols dans trois « régions » à part entière du massif des Annapurna.

Marche : 5 heures, -1400m

Jour 23. Vol Jomsom – Pokhara

Comme tous les vols au Népal, il est soumis aux conditions météo. Le principal problème étant le vent qui se lève entre le plateau tibétain et la vallée de la Kali Gandaki. En cas d’annulation du vol, l’alternative sera la descente de la vallée par la piste, ce qui demande entre 8 et 10 heures de piste difficile. Option possible : retour par jeep privée pour les personnes qui ne souhaitent pas prendre le vol.

 

Jour 24. Bus Pokhara – Kathmandu

La route est en mauvais état au début, en sortie de Pokhara mais ensuite meilleure. Inutile de préciser que l’on est loin des standards européens et que les lacets sont nombreux. On rejoint ensuite la route qui part en direction de l’Inde et par laquelle toutes les marchandises importées transitent. Au pied du col de Tankot qui ouvre l’accès à la vallée de Kathmandu, les camions Tata forment souvent une colonne impressionnante.

 

Jour 25. Départ de l’aéroport de Kathmandu

 

Jour 26. Arrivée en France