Logo de Tribeni Trek

Namun La, Haute route des Annapurna

Namun La, Naar et passage du Mesokanto - 22 jours

Sur la crête vers le Namun La, vue sur le Manaslu, le Ngadi Himal et l'Himalchuli

Notre enthousiasme pour votre trek de la haute route des Annapurna avec le Namun La

Le tour des Annapurna a été victime de son succès mais le tour du massif des Annapurna reste un des plus beaux treks. Pourquoi ? Parce que c’est sans doute le trek qui offre le plus de diversité de paysages au Népal. Vous passez de 800m à plus de 5000m, d’une végétation tropicale aux paysages désertiques du Mustang en passant par les glaciers. Mais alors, il fallait chercher un nouvel itinéraire pour ceux qui préfèrent les hauteurs aux vallées encaissées, les panoramas sur le Manaslu, l’Annapurna et le Dhaulagiri plutôt que l’itinéraire classique où l’on ne voit que les contreforts mais pas les cimes.
Il fallait imaginer un trek d’envergure, une haute route des Annapurna. Des hautes routes des Annapurna, il en existe déjà dans les brochures mais il manquait un maillon, la vallée de la Marsyangdi. Tous les itinéraires passent en bas par la piste, soit à pied soit en jeep. C’est essentiellement le premier col, celui du Namun La qui est la véritable innovation. Nous sommes allés reconnaître le Namun La en 2014. Il s’agit en fait d’un ancien itinéraire de trek qui n’a plus été utilisé pendant longtemps. Il a fallu rechercher le chemin, trouver les points d’eau cohérents pour l’acclimatation, trouver aussi des personnes qui connaissent l’itinéraire. Preuve en est, les cartes sont fausses !!! Le Namun La n’est pas placé au bon endroit et le chemin de trek non plus, bref ce trek est pour l’instant complétement oublié.
Une fois le Namun La reconnu nous avons voulu l’associé à un itinéraire qui évite l’autoroute des Annapurna. Pour cela, l’idéal est de croiser l’itinéraire classique des Annapurna en allant dans la vallée de Naar Phu qui malgré sa proximité du tour des Annapurna est restée très peu fréquentée en raison du permis spécial. Puis passer le Kang La qui offre une vue sur tout le massif des Annapurna.
Et enfin, fort d’une excellente acclimatation s’engager sur le passage du Mesokanto, le haut col qui permet de passer au lac Tilicho et traverser à Jomsom.
Une boucle sportive avec 4 cols vers les 5000m, des vues sur les 3 sommets de plus de 8000m de la région, le Manaslu, l’Annapurna et le Dhaulagiri.


Prochain départ 14 octobre

Tarif : à partir de 1960 € - Printemps et automne

Si vous souhaitez réserver l'hotel à Kathmandu vous même nous déduisons ces prestations du tarif.

Nos tarifs incluent

  • Un guide népalais anglophone
  • Un téléphone satellite (hors communications)
  • Caisson hyperbare
  • L'organisation du trek en tente et pension complète
  • Equipe cuisine et matériel de camping, tentes dômes
  • Le portage par porteurs
  • Le transfert terrestre en véhicule privé de Kathmandu à Besi Sahar et Ghalegaon puis de Pokhara à Kathmandu
  • Le vol intérieur de Jomsom à Pokhara
  • Les transferts d'aéroport
  • Tous les permis de trekking et le permis spécial pour Naar et Phu
  • 3 nuits d'hôtel à Kathmandu avec petit-déjeuner et une nuit à Pokhara

Nos tarifs n'incluent pas

  • Le vol international
  • Le visa népalais, à prendre à l'arrivée à l'aéroport de Kathmandu, 40 USD ou l'équivalent €
  • Votre assurance prise en charge des recherches et secours en montagne (voir la page organisation)
  • Les pourboires
  • Les repas à Kathmandu

Votre itinéraire détaillé

Jour 1. Départ de France pour le Népal


Jour 2. Arrivée sur Kathmandu et transfert à l’hôtel

Nous vous accueillons à l’aéroport et vous conduisons à votre hôtel. Premier contact avec la capitale népalaise pleine de vie à la circulation chaotique mais qui étonnement fonctionne bien. Nous faisons le briefing pour vous présenter en détail le déroulement du trek, les quelques astuces pour vous familiariser avec la vie au Népal et le voyage peut commencer.


Jour 3 et 4. Kathmandu à Ghan Pokara (2150m)

Réveil matinal pour le départ du trek. Nous empruntons tout d’abord la route principale qui desserre Kathmandu. En effet, la grande majorité des marchandises qui entrent dans la capitale passent par cette route et le col de Thankot. Nous devons prendre cette même route pour sortir de la vallée. En partant de bonne heure, on évite ainsi les embouteillages. Juste après le col de Thankot nous avons déjà les premières vues sur l’Himalaya avec le massif des Ganesh. C’est fugace et la route reste longue et sinueuse.
On peut enfin commencé à marcher après environ 5 heures de route. Il faut que toute l’équipe trouve sa place. Et pour ce genre de trek, nous devons partir en autonomie, c’est-à-dire avec tout le matériel, la nourriture et le combustible pour cuisiner. Une petite expédition qui se met en route.
Le goût de l’aventure commence ici, nous arrivons enfin à notre premier camp et déjà en dehors du sentier classique.

Marche : 2 à 6 heures, +300m / +1000m
Vue sur le Manaslu depuis le trek de la haute route des Annapurna vers le Namun La

Vue sur le Manaslu depuis le trek de la haute route des Annapurna vers le Namun La

Jour 5 à 10. Ghalegaon à Koto (2600m)

Cette nouvelle partie de l’itinéraire nous a demandé quelques reconnaissances pour trouver les camps avec de l’eau, pas évident, trouver les camps qui s’adaptent à l’acclimatation car on monte sur une partie en crête donc relativement vite, puis les passages de col avant le vrai Namun La. Et les cartes sont complètement fausses, donc il a fallu chercher le fameux Namun La.
Ces 5 jours sont donc une progression lente sur crête parfois avec passage de col, nous traversons des Kharka car en fait si le chemin n’est pas utilisé par les trekkeurs, il l’est par tous les villageois. D’ailleurs, le dernier village traversé est un petit bijoux, en crête avec une vue sur le Lamjung aussi bien que sur la chaîne du Manaslu, on est déjà bien loin du fond de vallée.
Plus loin, on entre en zone de pâturage. Le bétail de tous les villages en-dessous est amené ici l’été mais on trouve aussi en haut des lieux de pèlerinage.
Un des lacs serait maléfique, il ne faut pas le regarder. Comme la Méduse, il ne faut pas le regarder. On ne risque pas de se transformer en granite mais de tomber malade. Il est pourtant bien tentant de plonger son regard dans ses eaux où se reflète le Manaslu...
En balcon, on voit pratiquement tout le temps la chaîne du Manaslu à notre droite. La vallée de la Marsyangdi plonge littéralement en-dessous. Cette portion de trek nous fait dominer toute la chaîne, 4 jours de couchers et levers de soleil magnifiques. Le nom haute route des Annapurna de ce trek prend là tout son sens. La plaine indienne immense reste dans notre horizon les premiers jours puis disparaitra au passage du Namun La.
La profondeur de la vallée sans doute fait très souvent monter une brume dans l’après-midi, ce qui laisse le Namun La souvent entouré de mystère, un nid d’aigle à la vue imprenable sur le Manaslu, sans doute une des plus belles vue de ce sommet.
A 4850m, on croit avoir atteint le Namun La mais il cache un col secondaire à environ 50m plus haut, le véritable Namun La est effectivement un tout petit peu plus loin, mais le point de vue des 4850m mérite de conserver l’appellation Namun La !!!
Suit une longue descente pour rejoindre la gorge et le village de Koto. Mais juste avant de plonger, c’est encore un panorama à couper le souffle sur les sommets du nord cette fois, Cheo Himal, Himlung, Nemjung et Kanguru. La vallée de Naar et Phu n’est pas loin derrière.

Marche : de 3 à 7 heures de marche par jour (détail donné à la réservation)


En marche vers le Namun La
En marche vers le Namun La

Jour 11. Koto à Meta (3600m)

C’est assez étrange de rejoindre le chemin classique, on prend aujourd’hui conscience du privilège de l’itinéraire que nous venons de faire. Tout le monde arrive du bas à pied ou en jeep sur la piste... La poussière, les lodges parfois en béton, les montagnes aussi mais haut dans le ciel et il faut partager la piste avec les jeeps ou les motos. Un retour très furtif à la « foule » puisque dès le petit matin on s’échappe du tour des Annapurna pour continuer notre haute route en prenant un pont qui traverse la Marsyangdi. C’est la rivière qui arrive du Thorong La et du Tilicho passant par Manang.
Mais très rapidement, nous longeons la Naar khola, la rivière de Naar. Nous sommes bien dans la vallée qui conduit aux villages de Naar et de Phu. Le guide a fait vérifier les permis spéciaux et c’est parti pour une remontée de la gorge très étroite. Rapidement un premier passage mythique de cette région oblige à une pause photo. Le sentier a été creusé dans la roche sur plusieurs dizaines de mètres permettant de passer juste au-dessus de la rivière. Il nous faut traverser ensuite plusieurs fois la Naar khola par des ponts suspendus, tous en bon état.
Une source d’eau chaude se trouve à quelques dizaines de mètres après un pont. De la roche sort une eau sulfureuse et chaude, juste à côté des bouillons de la Naar khola.
La journée est longue avec une petite surprise en fin de journée qui fera davantage apprécier l’arriver. Pour rejoindre le village de Meta, il faut en effet grimper un bout de raidillon d’environ 200m. Autant dire qu’en fin de journée, c’est un peu dur pour les mollets.

Marche : 7 heures, +1200m/-200m


Jour 12. Meta à Naar (4200m)

Hier soir, dans la nuit épaisse, quelques lampes brillaient dans la vallée en face, c’est la gompa ou monastère de Naar, fraichement rénové, il est exactement de l’autre côté de la rivière. Aujourd’hui nous traversons la vallée pour une montée courte mais raide depuis le monastère jusqu’au village de Naar. Pour traverser, la Phu khola deux options, l’ancien pont ou le nouveau, ou l’un pour prendre en photo l’autre. Les gorges sont ici particulièrement resserrées et l’ancien pont témoigne d’un travail de terrassement périlleux.
Notre journée de trek est relativement courte, ce qui offre un double avantage, se reposer de la journée d’hier et des enchaînements mais aussi et surtout de profiter du magnifique village de Naar. La prospérité d’un village au Népal tient souvent à son exposition et sa surface cultivable. En la matière Naar est bien loti. Bien que le Pisang peak surplombe le village de ces 6000m, le petit plateau de larges terrasses est généreusement ensoleillé même en hiver et le village lui-même aussi.
Ruelles étroites, stupas qui rappellent les dessins d’Hergé, échelles taillées dans des troncs ou pelotes de laines pendant sous les poutres, milles détails de la vie quotidienne de ces habitants du bout du monde sont à observer. On profite aussi de la halte pour un brin de lessive.

Marche : 3 heures, +700m/-100m


Jour 13. Naar à Naar Phedi (4600m)

Encore une demi-journée de découverte du village, l’occasion de voir l’école du village et discuter avec l’instituteur, voir l’activité dans les champs ou le village, les grands-mères qui tissent les couvertures en poils de yak ou rechercher le cliché, vie sur les toits plats, stupas et ses drapeaux à prière avec le Kanguru en toile de fond.
L’équipe cuisine prépare le déjeuner puis il est temps de quitter le village et se mettre en route pour une marche agréable vers Kang La Phedi, c’est-à-dire le pied du col. On monte très progressivement avec dans notre dos la vue sur le Kanguru qui domine le fond la vallée à pratiquement 7000m.

Marche : 2 heures, +450m/-50m


Stupa du village de Naar
Stupa du village de Naar

Jour 14. Naar Phedi à Ngawal (3650m) par le Kang La (5300m)

Le Kang La ne représente pas une grosse difficulté et nous bénéficions de l’acclimatation du Namun La. Le sentier est bien marqué et s’élève en douceur avec de beau lacets jusqu’à 5300m. A l’arrivée au Kang La, c’est un gros waooooouuu. Marqué par des cairns, autant l’ascension est douce par le nord, autant côté sud le Kang La offre un panorama plongeant sur la vallée de Manang et surtout toutes les faces nord du massif des Annapurna s’offre à vous. La haute route des Annapurna donne ici un des plus beaux panoramas. L’Annapurna I très difficile à voir est ici bien visible souvent marqué par un petit panache de neige, à droite le Tilicho, à gauche toute la série des autres Annapurna, les II, II et IV mais aussi plus proche du sommet central, le Khangsar et le Gangapurna. Tous entre 7 et 8000m marquent la grande barrière des Annapurna. Tout à fait à l’Est on voit également el Lamjung Himal sous lequel nous sommes passés en arrivant du Namun La et puis tout à fait l’ouest on peut distinguer notre itinéraire au pied du Tilicho peak, bref un tour d’horizon qui donne envie de se poser pour le pique-nique et prendre la mesure de notre haute route des Annapurna…

Marche : 7 heures, +800m/-1650m


Vue depuis le col du Kang La
Vue depuis le col du Kang La

Jour 15. Ngawal à Khangsar (3700m)

Après le haut col du Kang La, la journée est tout en contemplation. Ngawal sur les pentes sud donne un bon point de vue sur l’Annapurna II et le Gangapurna, les glaciers sont gigantesques, d’énormes séracs les surplombent, on est définitivement dans une échelle qui nous fait oublier les Alpes… Nous sommes bien au cœur de l’Himalaya. Ngawal contraste avec le village de Naar, la piste ainsi que le tourisme ont modifié la vie mais pas trop encore, le village restant à distance de l’axe principal a su conserver son charme, petites ruelles, maisons aux toits de terre battue et au centre du village, l’ancien et le nouveau stupa partagent la place de Ngawal.
Une courte marche à travers des genévriers et quelques pins de l’Himalaya et nous arrivons au chef lieux de la vallée, le village de Manang (voir l’histoire du village de Manang sur la page : ).
A Manang, une autre ambiance, nombre de trekkeurs en font leur étape avant de partir en direction du Thorong La, le fameux col du tour classique des Ananpurna. Pour notre haute route des Annapurna, c’est plein ouest que nous nous dirigeons, vers le lac Tilicho et ses eaux turquoises. Les rues sont dallées, de part et d’autres les lodges et boutiques nous donnent vraiment un sentiment de retour à la ville mais il ne faut rien exagérer, les yaks occupent aussi le pavé et la masse blanche du Gangapurna veille à la ville. Nous déjeunons sur place, puis prenons le chemin qui bientôt se sépare, l’un vers le nord-ouest pour le Thorong La et sur notre sur la gauche en direction du Mesokanto.

Marche : 4 heures, +300m/-250m


Jour 16. Khangsar à camp de base du Tilicho (4100m)

Départ à flanc de montagne puis une montée progressive jusqu’à un immense pierrier. Le paysage est fascinant, ce sont en fait à travers des cheminées de fée que nous marchons. Les tons de gris de ces cheminées contrastent avec les ciels purs et les glaciers. Ce chemin peut être exposé aux chutes de pierre, nous privilégions donc un départ matinal, on ne traine pas dans cette partie et il convient de rester vigilant. Il existe un sentier plus haut mais il a été fermé récemment.
Le camp de base du Tilicho est maintenant bien établi mais demain nous serons à nouveau seuls.

Marche : 6 heures, +800m/-400m


Chorten du lac Tilicho
Chorten du lac Tilicho à 5000m

Jour 17. Camp de base du Tilicho au camp de base du Mesokanto (5000m)

L’aller-retour au lac Tilicho est devenu plus fréquenté ces dernières années. Mais monter au lac Tilicho depuis le camp de base en arrivant de la vallée n’est pas l’idéal d’un point de vue de l’altitude. La majorité des trekkeurs partent au petit matin pour faire le retour dans l’après-midi. Nous n’avons pas cette contrainte puisque notre grand luxe est de dormir là-haut, au-dessus du lac Tilicho.
Nous avons également une excellente acclimatation à présent. A la montée, on est dans l’effort, pourtant déjà la grande barrière de séracs suspendus à la crête qui arrive de l’Annapurna appelle notre regard. Le sentier est un peu raide au départ, de bons lacets mais à cette altitude et malgré notre acclimatation douce au Namun La, la lenteur est de mise. Puis on croit arriver au col mais c’est en fait sur une moraine que le chemin prend une pente plus douce, nous faisant désirer la vue sur le fameux lac du Tilicho. On finit par franchir le Tilicho pass et enfin l’horizon se débouche sur le lac Tilicho. Ce qui impressionne à première vue c’est la taille du glacier qui se déverse dans le lac. Toute la crête entre le Tilicho peak et le Khangsar peak en face nord alimente en glace le lac, un spectacle impressionnant, d’autant que l’on se trouve au pied de ces 2000m de face. Le lac Tilicho serait le plus haut du monde, peu importe, records ou pas, le spectacle vaut bien le détour. Au camp, ce sera notre nuit la plus haute et la plus froide mais nous sommes maintenant rodés.

Marche : 7 heures, +950m/-50m


Jour 18. Camp de base du Mesokanto à Mesokanto Kharka (4200m) par le Mesokanto nord (5400m)

Ce matin, le froid est intense, guère envie de trainer. Sorti du sac de couchage, tout le monde veut partir. L’équipe cuisine a déjà mis en route le petit déjeuner depuis un moment et les sherpas sont prêts à démonter les tentes.
Si le profil de la journée est nettement descendant, il ne faut pas perdre de vue que les portions ascendantes se font au-dessus de 5000m. Dès le départ, on monte à un peu plus de 5400m par une sente un peu raide pour le matin. Au nord, ce sont les contreforts d’où l’expédition française a compris la clef de l’Annapurna en 1950. Nous sommes sur les traces de Lachenal, Herzog et les membres de l’expédition « Annapurna premier 8000m ». L’environnement est exclusivement minéral, nous prenons la direction du Mesokanto nord. Plusieurs cols permettent de basculer sur Jomsom, tous appelés Mesokanto. Le Mesokanto sud à la faveur des népalais car il est plus direct mais il est également très raide et sur une courte portion exposé. On lui préfère donc le Mesokanto nord. Notre dernier col recèle une belle surprise ; la vue sur le Mustang au nord et au-delà… le plateau tibétain qui s’étire. Mais pas seulement ; après le Manaslu et l’Annapurna, c’est maintenant le Dhaulagiri que l’on voit, le troisième 8000m de notre trek. La formation géologique est assez claire d’ici, on comprend l’effondrement du plateau. En montant de quelques dizaines de mètres s’il vous reste de l’énergie, on peut voir une dernière fois l’Annapurna I, juste derrière la barrière du Tilicho.
La descente est longue, on retrouve une végétation rase que des yaks viennent brouter. Puis, on trouve les bergers et le kharka, c’est-à-dire la bergerie de yak ou yakerie. Nous installons le camp. C’était notre dernière grosse journée.

Marche : 7 heures, +600m/-1400m


Jour 19. Mesokanto Kharka à Jomsom (2800m)

Le soleil se lève, donne ses premiers rayons sur la face est du Dhaulagiri et nous sommes là pour en profiter. La journée s’annonce toute en détente. On déroule simplement, en pente douce avec presque toute la journée le Dhaulagiri, massif est détaché sur notre gauche. Il est secondé par le Tukuche qui a le tort de passer à côté des 7000m à quelques mètres près…
Les bergers de all kharka gardent pour des propriétaires et certains yaks appartiennent à des népalais de Kathmandu !!! Le yak est en train de devenir un placement. Il faut compter plus de 1000 € le yak.
En bas, on retrouve la « civilisation » au village takhali de Thinigaon. Village agricole par rapport à Jomsom qui est devenu une ville en montagne. Bus, jeeps, motos et magasins. Ne ratez pas le jus d’argousier, demandez seabukthorn juice, on vous vendra une bouteille de concentré à diluer comme un sirop. On en trouve aussi chez nous dans les Hautes Alpes. En un mot, c’est très riche en vitamine C et après cette haute route des Annapurna on en a bien besoin. Vouspouvez aussi prendre un kilo de pomme. Ce sont les pommes de la vallée, prisées des népalais. Un français est à l’origine des plantations à Marpha et les népalais ont largement développé l’activité dans toute la vallée de la Kali Gandaki. On trouve des pommes à toutes les sauces, pommes prêtes à croquer, séchées, cidre, brandy ou encore tarte aux pommes.

Marche : 6 heures, -1400m


Jour 20. Vol Jomsom – Pokhara

Le vol est incertain, essentiellement en raison du vent qui s’établit entre le Mustang et la profonde vallée de la Kali Gandaki. Généralement, ce thermique s’installe à partir de midi environ mais il arrive qu’il soit matinal. Dans ce cas, la piste nous évitera des rester coincer et rater le vol international. Cependant, la piste est longue, il faudra environ 8 heures, et très accidentée, surtout en cas de mousson forte avant la saison d’automne. On préfère donc le vol dans la mesure du possible.


Jour 21. Bus Pokhara - Kathmandu

Deux options pour le retour, soit par la route en rejoignant celle que nous avons prise à l’aller, soit par avion pour éviter les 8 heures de route. Les routes népalaises sont évidemment pas des plus agréables et l’on a déjà vu le paysage à l’aller, c’est donc davantage une question de prix.


Jour 22. Départ de l’aéroport de Kathmandu

Selon la correspondance et grâce au décalage horaire favorable dans ce sens, vous arrivez sauf mauvaise correspondance ce jour.