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Namun La, Haute route des Annapurna

Namun La, Naar Phu et passage du Mesokanto - 25 jours

Chorten de la vallée de Naar Phu, chaîne du Manaslu etmoulins à prière

Notre enthousiasme pour votre trek de la haute route des Annapurna avec le Namun La

Vous voulez marcher sur un tour des Annapurna sans la foule et prendre un peu de hauteur ? Nous avons imaginé un nouvel itinéraire évitant la partie basse de la Marsyangdi en se basant sur une ancienne piste d’alpage et le col du Namun La. Puis nous avons reconnu cette partie en 2014. Aujourd’hui, notre itinéraire de la haute route des Annapurna est la seule à éviter intégralement le tour classique des Annapurna. C’est aussi un itinéraire exigeant qui s’adresse aux trekkeurs ayant déjà une première expérience de grand trek en Himalaya, car il s’agit de la version musclée de notre haute route des Annapurna avec pas moins de 6 cols à 5000m, dont 3 cols que nous sommes les seuls à organiser à ce jour !!! Autant dire, qu’il faut une bonne préparation et que ce trek s’adresse à ceux qui ont déjà eu une expérience au Népal. Nous avons déjà été éprouvé l’itinéraire et il fonctionne très bien dans son acclimatation, il est est maintenant parfaitement rodé.
La première partie permet de s’acclimater avec le col du Namun La à moins de 5000m, tout en balcon avec une vue sur tout le massif du Manaslu. Pendant plusieurs jours vous marchez avec des vues sur l’Himalchuli et le Ngadi Himal qui frôlent tous deux les 8000m et le fameux Manaslu. Quel meilleur itinéraire pour illustrer le nom de haute route !!!
Ensuite, après avoir coupé le sentier du tour des Annapurna, nous basculons dans la vallée de Naar Phu à permis spécial. Une région encore peu fréquentée aux paysages arides et aux villages de culture tibétaine. Une échappée exploratoire sera aussi au programme dans une zone très sauvage entre Phu et Naar. Puis nous croiserons à nouveau le tour des Annapurna pour cette fois traverser le col du Tilicho et celui du Mesokanto. Entre ces deux cols, le lac turquoise du Tilicho sera un autre point fort du trek et point froid aussi, il faut être équipé.


Prochain départ 14 octobre

Tarif : à partir de 2170 € Printemps et automne

Si vous souhaitez réserver l'hotel à Kathmandu vous même nous déduisons ces prestations du tarif.

Nos tarifs incluent

  • Un guide népalais anglophone
  • Un téléphone satellite (hors communications)
  • L'organisation du trek en tente et pension complète
  • Equipe cuisine et matériel de camping, tentes dômes
  • Le portage par porteurs
  • Le transfert terrestre en véhicule privé de Kathmandu à Besi Sahar et Ghalegaon puis de Pokhara à Kathmandu
  • Le vol intérieur de Jomsom à Pokhara
  • Les transferts d'aéroport
  • Tous les permis de trekking et le permis spécial pour Naar et Phu
  • 3 nuits d'hôtel à Kathmandu avec petit-déjeuner et une nuit à Pokhara

Nos tarifs n'incluent pas

  • Le vol international
  • Le visa népalais, à prendre à l'arrivée à l'aéroport de Kathmandu, 40 USD ou l'équivalent €
  • Votre assurance prise en charge des recherches et secours en montagne (voir la page organisation)
  • Les pourboires
  • Les repas à Kathmandu

Votre itinéraire détaillé

Jour 1. Départ de France pour le Népal


Jour 2. Arrivée sur Kathmandu et transfert à l’hôtel

Le pilote enlève un peu de gaz, l’avion négocie le passage des Mahabarath, le premier « pli » de l’Himalaya et vous voilà dans la plaine de Kathmandu. Les ailes survolent la vallée de Lele, puis Chapagaon, Bungamati à gauche et enfin Kathmandu, le repère des hippies dans les années 70 devenue capitale du trek. Nous vous accueillons à l’aéroport et vous conduisons à votre hôtel pour le briefing, le voyage peut commencer.


Jour 3. Kathmandu à Ghalegaon (1600m)

Premier jour de notre haute route des Annapurna : 6H00 du matin, réveil, le départ est toujours matinal pour un trek, mais si c’est un peu difficile ce matin, ce sera rapidement naturel de se lever avec le soleil et se coucher peu après lui… L’équipe complète est là et nous nous mettons en route pour Besi Sahar. A midi, arrêt sur « l’air d’autoroute » pour le premier dal bath, le plat népalais, du riz, des lentilles et des accompagnements. A Besi Sahar, on change de moyen de transport pour prendre les pistes népalaises, cette fois, ça sent encore plus l’aventure. La piste donne une idée de la vie en moyenne montagne et nous conduit en crête pour notre première nuit en camping. Après le bus, la jeep pour rejoindre Ghalegaon, un vrai goût d’aventure qui commence…

Marche : 4 heure
Jeep réservée pour emmener toute l'équipe à Ghalegaon

Jeep réservée pour emmener toute l'équipe à Ghalegaon

Jour 4 à 9. Ghalegaon à Koto

Il est temps de prendre la route, ou plutôt le haute route en direction du namun la dans un premier temps.
Le chemin des Khakas ; pendant 6 jours on chemine en balcon en face de la chaîne du Manaslu, autant dire que les occasions sont nombreuses pour voir ce géant de l'Himalaya. Mais pas seulement, au sud, il est secondé par le Ngadi Himal, aussi appelé le peak 29 et l'Himal Chuli, deux montagnes qui ne passent pas la barre des 8000m mais fleurtent avec cette limite symbolique. Le col du Namun La n'est pas simple à passer et les étapes se collent au relief, aux contraintes des camps pour une acclimatation optimale. Il a fallu plusieurs treks pour mettre au point le passage du Namun La dans de bonnes conditions d'acclimatation. Des traversées de rivières et détours sont nécessaires pour accéder au Namun La mais toujours avec une vue incroyable. La haute route des Annapurna prend véritablement son sens ici. Par ailleurs, les cartes sont fausses dans ce coin d'Himalaya tout simplement car les trekkeurs n'y vont pas. Pour autant le sentier est marqué et sans difficulté, alors on suit le guide.

Marche : de 3 à 7 heures de marche par jour (détail donné à la réservation)


Tente Tribeni Trek
La voute céleste au-dessus de la tente Tribeni Trek à proximité du Namun La

Lac de Dhud Pokhari
Le lac Dhud Pokari, littéralement le lac de lait près du col du Namun La

Jour 10. Koto à Meta (3550m)

Nous voilà dans la vallée d’accès aux villages de Naar et Phu. La vallée est étroite et longue, nous la remontons en alternant rive droite et rive gauche. La nature est forte, cette vallée illustre vraiment la transition entre le Népal subtropical et le Népal aride. La végétation est encore puissante, de nombreuses cascades se jettent dans la Naar Khola mais en peu de temps, les pentes prennent une végétation plus rase. A Meta la vallée commence tout juste à s’ouvrir, nous installons le camp.

Marche : 7 heures, +1150m/-200m


Jour 11. Meta à Kyang (3800m)

Les sommets se dégagent loin dans le ciel et toujours en rive gauche le chemin de trek nous conduit au hameau de Kyang. Nous sommes là au pied de l’immense crête ouest du Nemjung, un 7000m assez connu. Cette fois, nous sommes bien au cœur de l’Himalaya parmi les sommets les plus hauts de la planète. En retrouvant l’altitude, nous renouons aussi avec les nuits fraîches et étoilées du passage du Namun La.

Marche : 3 heures, +350m/-100m


Jour 12. Kyang à Phu (4100m)

Départ pour une journée un peu plus courte toujours en rive gauche de la Phu Khola, la rivière de Phu. Le village sur son promontoire prend des allures de petite place forte. Les maisons se cachent dans la montagne et seuls les drapeaux à prières colorent ce village où la vie à l’image des montagnes est usée, réduite à l’essentiel. Phu est le dernier village de la vallée avant le Tibet, sans col pour communiquer de ce côté. Arrivée en début d’après-midi, nous avons le temps d’aller nous perdre dans les ruelles du village, observer, échanger avec les villageois.

Marche : 3 heures, +450m/-150m


Village de Naar
Le village de Naar

Jour 13. Phu à Loang (4700m) par le Phu La (5050m)

Phu s’appuie sur la crête de la Yongmoso Danda, le prolongement méridional du Pokarkang. Nous partons dans la pente en direction du Phu La, le col qui surplombe le village. En prenant de l’altitude, l’Himlung et le Nemjung prennent place dans notre ligne d’horizon à l’est. Courte descente à la rivière qui vient de l’Amotsang, un sommet encore vierge de 6372m. Puis le sentier remonte pour installer le camp près d’un autre cours d’eau. Cette variante a été imaginée par Paulo Grobel et son groupe qui avaient observé des léopards des neiges, alors ouvrez l’œil...

Marche : 7 heures, +1050m/-450m


Jour 14. Loang à Naar (4200m) par le Naar La (5400m)

Le second col à 5400m promet une vue impressionnante sur les Chuli et le massif des Annapurna. A la montée, ce sera tout le massif du Manaslu qui nous donnera du courage. Cette journée, bien que reconnue par Paulo Grobel n’a pas de tracé précis, le topo ne lève pas le voile sur l’itinéraire direct, les cartes ne sont pas suffisamment précises et google earth ne suffit pas à avoir des certitudes. On parle de deux journées pour se rendre à Naar mais un seul camp figure sur la carte faite par la même personne. Ce sera donc le point d’interrogation du trek, la partie exploratoire. Si un camp intermédiaire s’impose, la journée suivante entre Naar et Naar Phedi peut être faite soit le jour 12 en enchaînant, soit le jour 13 en passant le col le même jour.

Marche : 9 heures, +650m/-1500m


Jour 15. Naar à Naar Phedi (4500m)

C’est une courte journée qui nous conduit à travers les alpages de Naar en direction du Kang La. Après les deux hauts cols que nous avons passé et des journées aléatoires, cette journée est une journée de sécurité et tampon. Nous installons le camp à Naar Phedi, au pied du Kang La.

Marche : 2 heures, +350m/-50m


Jour 16. Naar Phedi à Ngawal (3650m) par le Kang La (5300m)

L’ascension du Kang La est sans difficulté et le col ouvre sur un panorama spectaculaire sur les faces nord des Annapurna, toute la chaîne. De l’Annapurna II au Tilicho peak, une immense crête qui descend rarement sous les 7000m fait face. Le nom de haute route des Annapurna a ici une résonnance particulière comme à l’est on distingue le Lamjung himal que nous avons contourné par le Namun La et à l’ouest le Tilicho peak où nous serons bientôt. Une belle façon de prendre conscience de l’itinéraire que l’on a parcouru et de ce qu’il nous reste à faire.

Marche : 7 heures, +800m/-1650m


Jour 17. Ngawal à Khangsar (3700m)

Aujourd’hui encore notre haute route des Annapurna traverse le sentier du fameux tour classique des Annapurna. Ngawal est un peu en balcon, au nord du sentier classique du tour des Annapurna, donc nous descendons en direction de Manang. Les habitants de Manang, les Manangis ont construit leur richesse sur l’or. Oui, aussi étrange que cela puisse paraître. Mais inutile de scruter le fond des ruisseaux et d’amener votre pelle, il n’y a pas d’or aux Annapurna. Avant que le tour des Annapurna connaisse le succès qu’on lui connait aujourd’hui, Manang était un village isolé et pas sans ressources. Les Manangis ont toujours été de grands commerçants. Au XIXème siècle, ils pratiquaient un commerce trans-himalayen de sel, céréales ou objets entre le Tibet et l’Inde. Ensuite, le commerce a évolué dans le sud-est asiatique puis plus récemment c’est le commerce de l’or qui a consolidé la diaspora. L’or était caché dans les appareils électroniques au retour de voyage à Hong Kong pour être revendu au Népal ou en Inde. Des affaires très risquées qui illustrent le goût des népalais pour le jeu. Les Manangis malgré leurs activités loin de la vallée sont toujours restés très soudés que ce soit à Kathmandu ou dans d’autres pays ; Manang reste le cœur de la communauté. Aujourd’hui, le trekking est la principale activité et Manang s’est développé considérablement. Nous traversons donc ce gros village qui d’année en année prend des airs de petit Chamonix himalayen pour rejoindre le petit village de Khangsar. Pour s’y rendre, le sentier se divise en patte d’oie. D’un côté il conduit au fameux Thorong LA, le col du tour classique des Annapurna ; de l’autre l’accès au lac Tilicho et pour les plus courageux, dont nous sommes, le col du Mesokento. Mais avant d’aller à ce lac perché à 5000m d’altitude nous faisons halte à Khangsar. En marge du chemin principal, Khangsar a conservé son authenticité

Marche : 4 heures, +300m/-250m


Jour 18. Khangsar à camp de base du Tilicho (4100m)

La journée est un peu longue mais notre parfaite acclimatation sera un atout de taille. Une seule préoccupation à prendre concerne le passage d’un grand pierrier où il ne faut pas trainer. Le camp de base du Tilicho n’est pas contrairement à son nom pas au pied du Tilicho, il nous reste le col à franchir pour arriver au lac

Marche : 6 heures, +800m/-400m


Lac Tilicho
Les eaux turquoises du lac Tilicho à 5000m

Jour 19. Camp de base du Tilicho au camp de base du Mesokanto (5000m)

Arrivé au col, un dernier coup d’œil sur le Manaslu au loin et nous basculons sur une pente douce vers le lac Tilicho. Puis, un peu plus loin, c’est impressionnant, devant nous se découvre le gigantesque glacier du Tilicho peak qui descend jusqu’au lac pour s’y jeter. La face nord du Tilicho peak, immaculée, le bleu dense du lac, la glace qui tombe dans l’eau, un décor inoubliable. Les drapeaux à prières marquent dans ce lieu isolé le respect des hommes pour ces hauts lieux. Les conditions d’enneigement sont déterminantes aujourd’hui pour notre progression au nord du lac Tilicho. Il faut contourner tout le lac pour arriver au pied du Mesokento, le Mesokento BC (Base Camp). L’histoire se rappellera que l’équipe française de l’Annapurna a compris l’accès à l’Annapurna I en montant sur les sommets directement au nord. Il est alors devenu clair à Lachenal, Rébuffat et Terray que l’accès se ferait par la vallée fermée entre la longue crête Tilicho, Nilgiri et l’Annapurna. La clef de l’Annapurna a été trouvée sur ces pentes (lire Annapurna premier 8000m). Ce soir est sans doute notre camp le plus froid et le plus difficile. Le Tilicho peak nous domine avec plus de 2000m d’une face nord verticale. La voie normale est la crête ouest qui se dessine nettement pour nous.

Marche : 7 heures, +950m/-50m


Jour 20. Camp de base du Mesokanto à Kharka (4200m) par le Mesokanto (5400m)

Le franchissement du col n’est pas un problème en soi, en revanche un court passage demande toute l’attention. Puis la descente déroule pour rejoindre la végétation, les premiers signes tangibles de vie et les alpages ; nous installons le camp sur l’un d’eux.

Marche : 7 heures, +600m/-1400m


Jour 21. Kharka à Jomsom (2800m)

Dernière journée de trek, tout le monde a les semelles légères et la descente vers Jomsom est une formalité. Quelques maisons puis le village et enfin Jomsom et toutes ses boutiques. Le jus d’arbousier et le jus de pomme pour reprendre des vitamines, plein de souvenirs et même internet. La page montagnarde est bel et bien tournée. Place à la fête du retour d’un long trek qui nous aura fait traverser 6 hauts cols dans trois « régions » à part entière du massif des Annapurna.

Marche : 6 heures, -1400m


Jour 22. Vol Jomsom – Pokhara

Comme tous les vols au Népal, il est soumis aux conditions météo. Le principal problème étant le vent qui se lève entre le plateau tibétain et la vallée de la Kali Gandaki. En cas d’annulation du vol, l’alternative sera la descente de la vallée par la piste, ce qui demande entre 8 et 10 heures de piste difficile. Option possible : retour par jeep privée pour les personnes qui ne souhaitent pas prendre le vol.


Jour 23. Bus Pokhara - Kathmandu

La route est en mauvais état au début, en sortie de Pokhara mais ensuite meilleure. Inutile de préciser que l’on est loin des standards européens et que les lacets sont nombreux. On rejoint ensuite la route qui part en direction de l’Inde et par laquelle toutes les marchandises importées transitent. Au pied du col de Tankot qui ouvre l’accès à la vallée de Kathmandu, les camions Tata forment souvent une colonne impressionnante.


Jour 24. Départ de l’aéroport de Kathmandu


Jour 25. Arrivée en France