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Royaume du Mustang

Voyage de 21 jours dont 14 jours de trek

Tilicho peak, Pudja, vue sur Drakmar et grotte au Mustang

Notre enthousiasme pour votre trek au Mustang

A la fois proche du Tibet et protégé de la politique chinoise, le Mustang est un trait d’union entre deux cultures, deux régions géographiques. Cette position géographique particulière, ainsi que la formation géologique du Mustang en font une région tout à fait à part au Népal. Les contrastes des ocres, jaunes et gris étonnent à chaque col. Ces pigments de la terre du Mustang ont naturellement teinté les monastères, les chortens et les maisons de cette région. Loin de la capitale népalaise, le petit royaume a longtemps joui d’un statut particulier et d’une certaine autonomie par rapport au Népal. Au nord, la proximité de la frontière a toute à la fois protégé les monastères de la destruction et permis de conserver un patrimoine historique de la culture bouddhiste. Vous pourrez visiter les monastères les plus anciens du bouddhisme tibétain avec des peintures parmi les plus belles du monde bouddhiste. Elles ont fait l’objet de restauration de qualité, grâce à des années de travail d’un passionné Luigi Fieni. Ce restaurateur italien a aussi transmis son savoir-faire à des Lopa qui restaure et ont créé des galeries à Lo-Manthang, une belle renaissance du style primitif des peintures bouddhistes.


Instantané de votre trek au Mustang

  • Les monastères et chortens imprégnés de pigments blancs, gris, ocres et jaunes de la montagne environnante, en harmonie avec les éléments.
  • Au détour d’une ruelle, un enfant mène les chèvres en pâture
  • Les couleurs du couchant enflammant les falaises
  • Le claquement des drapeaux à prière au passage d’un col
  • Au loin, le contour de l’immense crête des Annapurna secondée par les Nilgiri
  • La démarche usée d’une grand-mère tibétaine revenant des champs, tablier coloré et une interminable tresse en pendule
  • Cette impression de pionnier à la découverte des fresques bouddhistes multiséculaires, avec votre frontale. Une ambiance intime, enveloppante, dans l’immense monastère de Thupchen gompa, comme un secret qui vous est dévoilée avec parcimonie
  • La journée en balcon entre Tange et Tetang, longue mais qui marquera vos rétines… durablement
  • La saveur de l’effort dans l’ascension matinale du Thorong peak, ce picotement du vent glacial dans vos poumons suivi de la joie du sommet, un de ces instants où se mélange humilité et dépassement de soi

Départ garanti : 11 juillet

Départ garanti, groupe limité à 8 personnes

Tarif : à partir de 1270 € + 600 $

Si vous souhaitez réserver l'hotel à Kathmandu vous même nous déduisons cette prestation du tarif.

Nos tarifs incluent

  • L’hébergement à Kathmandu en hôtel 2 étoiles
  • L’assistance d’une équipe népalaise, guide et porteurs pour l’organisation du trek en lodge
  • Equipement des porteurs et assurance de tout le staff népalais
  • L’hébergement en lodge pendant le trek
  • Tous les repas pendant le trek
  • Les transferts terrestres aller/retour entre Kathmandu et Pokhara
  • Les vols domestiques aller/retour entre Pokhara et Jomsom
  • Portage de vos affaires pendant le trek 13 kg
  • Permis spécial du Mustang et droit d’entrée dans les parcs nationaux des Annapurna
  • Trousse de premiers secours

Nos tarifs n'incluent pas

  • Le vol international pour le Népal
  • Les boissons froides, les repas à Kathmandu
  • Votre assurance de prise en charge du secours en montagne et du rapatriement
  • Visa népalais à l’arrivée (40 USD)
  • Pourboires

Itinéraire détaillé de votre trek au Mustang

Jour 1. Départ pour le Népal


Jour 2. Arrivée à Kathmandu et transfert à l’hôtel

L’avion survol la vaste plaine indienne avant d’arrivée dans la vallée Kathmandu. La célèbre capitale népalaise. Nous vous accueillons à l’aéroport et vous conduisons à votre hôtel pour le briefing.


Jour 3. Kathmandu à Pokhara en bus

Un réveil matinal pour partir en trek, votre guide de trek vous attend pour cette première journée entre Kathmandu et Pokhara. Vous empruntez l’axe principal entre le Népal et l’Inde, puis sur la droite, la route traverse la rivière Trisuli pour conserver sa direction principale, plein ouest. Pokhara a tous les apanages commerçants de Kathmandu mais elle sportive plus que culturelle et par-dessus tout, elle calme…
La durée du trajet dépend de la circulation.
Le trajet est prévu en bus mais peut être organisé à la demande en avion.

Transfert de 6 à 8 heures


Jour 4. Vol Pokhara – Jomsom (2700m) et marche jusqu’à Kagbeni (2800m)

Il faut à nouveau se lever tôt, une habitude de trek que vous prendrez rapidement. On se lève avec le soleil et on ne tarde pas après qu’il se soit couché. Le vol entre les deux massifs de l’Annapurna et du Dhaulagiri figure parmi les plus beaux. Vous êtes tout simplement entre deux géants de plus de 8000m. La vallée s’élargit au niveau de Jomsom et les paysages sont déjà empreints des couleurs minérales qui font le Mustang. En arrivant à presque 3000m, on peut déjà commencer à fonctionner à l’économie pour la première marche qui nous conduit à Kagbeni. L’effondrement géologique qui a donné naissance aux paysages si particulier du Mustang à également formé un passage très bas entre le plateau tibétain et les vallées népalaises. La frontière passe est à un peu plus de 4000m sur une large portion, une exception pour le Népal. Cette particularité provoque des échanges thermiques importants entre le haut plateau et les profondes vallées et met en place un vent thermique puissant dans l’après-midi. Pour les passionnés de fossiles, vous pourrez les chercher dans le lit de la Kali Gandaki. Souvent pas loin de la perfection sphérique, ils sont d’un noir anthracite. Les mouvements de la rivière en font ressortir après chaque fonte des neiges.

Marche : 2 heures et demi, +100m


Jour 5. Kagbeni à Chaili (3000m)

De la porte du Mustang, c’est ainsi que l’on nomme Kagbeni, vous entrez enfin dans le royaume longtemps fermé aux étrangers, le Mustang. La Kali Gandaki est l’axe nord-sud du Mustang autour duquel les villages s’organisent sur chacune de ses rives. La rivière s’est construit un passage dans ce formidable effondrement. Les villages de Tangbe et Chuksang illustre bien l’organisation typique des villages du Mustang. Proche d’une rivière principale, un village est entouré de champs, eux-mêmes irrigués par un affluent de la Kali Gandaki dont l’eau est captée en amont. A votre gauche, la Kali Gandaki au lit mouvant, sort des gorges juste avant Chaili. Nous franchissons la rivière, puis quelques lacets d’un chemin en pente nous mènent au village de Chaili, perché.

Marche : 6 heures, +320m/-80m


Les toits des maisons tibétaines de Chaili au Mustang
Les toits du village de Chaili

Jour 6. Chaili à Geling (3570m)

Chaili marque le début des gorges, donc le trek prend naturellement de la hauteur aujourd’hui. Le sentier creusé dans la roche s’élève au-dessus des 3000m, en direction des 4000m. Une journée charnière pour s’acclimater, alors le maître mot est lenteur. Selon la forme de chacun deux options sont possibles ; une directe, la seconde fait un détour dans une étroite vallée et un ermitage caché dans la roche. Un ermite a terminé récemment une retraite de trois ans, trois mois, trois jours, l’occasion de remettre en question notre rapport au temps.

Marche : 7 heures, +800m/-300m


Chortens du village de Samar au Mustang
Chortens du village de Samar et à l'horizon la chaîne des Damodar et des Annapurna

Jour 7. Geling à Drakmar (3820m)

Chaque col est une surprise, les paysages nous surprennent par la diversité des couleurs de cette roche minérale. Ocre, jaune, gris anthracite et blanc sont en compétition sur les falaises du Mustang. Ce mélange est particulièrement surprenant à l’arrivée sur Drakmar. La falaise qui surplombe le village s’enflamme au soleil couchant dans des tons rouges fantastique. Au pied, le village s’étire dans une vallée débonnaire où les champs à la fin du printemps commencent à prendre un vert intense qui tiendra tout l’été jusqu’à l’arrivée de l’automne. Le contraste est surprenant.

Marche : 5 heures, +750m/-500m


Jour 8. Drakmar à Tsarang (3560m)

Un peu d’attention vous fera remarquer d’anciens habitats troglodytes dans la falaise rouge qui surplombe Drakmar. Il faut quitter ce petit village de maisons aux toits plats, caractéristiques des régions arides du Mustang et du Dolpo, pour continuer le trek vers le village de Ysarang. Les hauts plateaux sont le domaine des dzos et des chèvres, gardé sur terre par les bergers et surveillés dans les airs par les gypaètes. Plus important, par sa taille, Tsarang est aussi un village au monastère imposant. Il domine de son rouge la vallée de la Kali Gandaki. Juste à côté une demeure imposante domine le village, c’est la maison de la famille royale. Dans chacun des villages du Mustang, une partie de la famille royale est installée.

Marche : 5 heures, +350m/-600m


Jour 9. Tsarang à Lo Manthang (3810m)

Direction pleine ouest en remontant un affluent de la Kali Gandaki. Nous traversons le village de Manang qui surplombe le cours d’eau. Plus haut, c’est enfin le monastère de Lo Gekar, qui passe pour être le plus vieux du Mustang. Il serait du VIIIème siècle. Les peintures intérieures sont très belles, dans un style épuré. Le trek continue en direction de la capitale du Mustang, encore un col assez doux et une vaste plaine ouvre notre regard sur Lo Manthan

Marche : 5 heures, +400m/-150m


Jour 10. Jour de visite Choser, Garphu, Niphu

Le Tibet est tout proche et le Mustang semble vraiment à cheval entre le Népal et le Tibet. Nous partons par les sentiers vers Choser. Les villages sont véritablement d’influence tibétaine. Garphu et Niphu recèlent d’étonnants habitats troglodytes. Les maisons sont prises dans la roche, comme les monastères qui abritent d’anciens ermitages. Souvent de couleur ocre, le monastère s’impose dans une falaise, massif, aux petites ouvertes et entouré de grottes. Au loin la chaîne des Annapurna et du Dhaulagiri forme une ligne d’horizon en dent de scie blanche sur l’azur.


Monastère de Garphu au Mustang
La face ocre du monastère de Garphu

Jour 11. Jour de visite Lo Manthang (3810m)

Lo Manthang est la capitale du Mustang. La ville est importante et les bâtiments les plus anciens sont à l’intérieur d’une enceinte fortifiée. Il faut prendre le temps de se perdre dans les ruelles, s’égarer dans ce petit dédale pour visiter les monastères de Lo Manthang. Les peintures à l’intérieur des monastères sont les plus belles du Népal et sans doute les plus belles peintures bouddhistes par la simplicité des traits et la pureté du style. C’est définitivement un temps fort du trek au Mustang qu’il ne faut pas manquer. Un italien, Luigi Fieni, a consacré à leur restauration de nombreuses années et enseigne à des habitants du Mustang ce travail. Des artistes du Mustang formés à la restauration utilisent à nouveau les pigments naturels dans des œuvres plus contemporaines ou d’inspiration des monastères de Lo Manthang. La capitale du Mustang fondée au XVème siècle a traversé les siècles pratiquement sans dommage. La famille royale occupe toujours le palais et les monastères sont toujours en activité. N’oubliez pas votre lampe frontale pour admirer les fresques multiséculaires.


Le monastère de Lo Manthang au Mustang
Le monastère de Lo Mnathang et les toits de la capitale du Mustang

Jour 12. Lo Manthang à Yara (3650m)

La journée commence par une lente montée au col. La crête fait alterner l’exposition du chemin d’est en ouest avant de plonger à travers les cheminées de fées du village de Dhi. On serpente dans une descente interminable pour arriver à Dhi. Des strates grises, jaunes, ocres forment un patchwork sur les montagnes, un univers captivant propre au Mustang. Les tâches de verdure de Dhi donnent davantage la sensation de plonger vers la vallée. Quelques grottes troglodytes et nous arrivons au village de Dhi. La Kali Gandaki est ici de taille raisonnable et se traverse aisément pour suivre notre trek sur sa rive gauche. La montée pour Yara est progressive. En arrivant au village, les maisons blanches typiques sont comme partout au Mustang couronnées de bois pour la cuisine, une ressource rare dans ces terres arides.

Marche : 6 heures, +450m/-650m


Jour 13. Excursion à Luri Gompa

Luri Gompa est un site assez incroyable. Nichée à l’intérieur d’une cheminée de fée, le petit monastère est creusé dans la roche. Ce n’est d’ailleurs pas tout à fait une roche mais plutôt un agglomérat. Un stupa impressionnant a été construit dans une grotte creusée en forme d’ogive. Les peintures sont autant surprenantes par leur situation improbable que leur esthétique. De même époque que celle de Lo Manthang, les pigments ont traversé les siècles pour nous offrir ces fresques magnifiques motifs interprétant des représentations de Bouddha ou d’autres divinités. Il faut imaginer les lowa (habitants du Mustang), grimper à mi-hauteur de ces formations pour ensuite y creuser les roches et installer ces monastères miniatures. L’accès un peu raide ne doit pas vous ralentir, Luri Gompa est réellement un lieu à part au Mustang.


Jour 14. Yara à Tange (3340m)

En rive gauche de la Kali Gandaki, nous empruntons le chemin de trek direction le sud. Cette partie du Mustang est faite de grands plateaux qu’il faut traverser, une sensation de grand espace, avant de descendre dans un large canyon et reprendre la traversée d’un autre plateau. Au loin, le paysage est strié de jaune et de gris dans une succession de plans interminables. Un peu plus haut les sommets enneigés..

Marche : 7 heures, +360m/-780m


Jour 15. Tange à Chhusang (2980m)

Aujourd’hui est la grosse journée du trek mais aussi une des plus belles. Il faut partir de bonne heure pour quitter Tange en longeant les moulins à prière du village puis traverser une rivière. Là commence une longue montée sur une crête. Des bergers campent dans ces étendues immenses, rencontres surprenantes à plus de 4000m d’altitude où tout est rare, l’air, la végétation et… l’eau. La nature est chiche mais les habitants du Mustang ont su s’adapter par une vie frugale. A l’horizon, les chaînes de montagne forment un ourlet blanc que l’on confondrait presque avec les nuages si l’on n’oublie que nous sommes en Himalaya. L’Annapurna et le Dhaulagiri dominent une kyrielle de sommets. Plus proche, le regard se perd sur les gorges de la Kali Gandaki et à main droite le sentier que nous avons emprunté à l’aller. La descente est longue sur Chhusang où l’on plonge littéralement.

Marche : 9 heures, +1000m/-1250m


Les moulins à prière de Chhusang au Mustang
Les moulins à prière de Chhusang

Jour 16. Chhusang à Jarkoth (3550m)

Une journée encore surprenante, par le départ de Chhusang aux allures médiévales. Le monastère semble régner sur le village de ces murs épais et dominant. Un beau mur de moulins à prière accompagne comme hier notre départ. La montée un peu raide au début, puis un passage étroit nous fait passer dans une veine ferreuse avec des sources d’eau chaude assez étonnante. La puissance de la terre s’exprime ici. Le dernier col du trek, le Ghyu La n’est plus très loin. Il nous découvre les sommets du Yakawakang et du Katungkang qui encadrent le fameux Thorong La et plus loin le Tilicho peak et un peu plus à l’ouest le massif Dhaulagiri. A nos pieds, Jhong, Jarkoth et Muktinath, il ne reste plus qu’à descendre de ce col souvent venté. A Jhong, l’ancienne forteresse témoigne des anciennes rivalités entre les villages.

Marche : 7 heures, +1100m/-500m


Jour 17. Jarkoth à Lupra puis Jomsom (2700m)

Les villages de la vallée de Muktinath sont encore complètement imprégnés du Mustang, pourtant nous sommes maintenant dans la région des Annapurna. Ici arrivent les trekkeurs du tour des Annapurna mais pas seulement, de nombreux hindous d’Inde viennent en pèlerinage à Muktinath. Si Muktinath a perdu de son charme par cet afflux de tourisme, le site religieux reste à voir mais nous privilégierons la nuit à Jarkoth où le village a conservé une vie locale autour du monastère, perché sur un promontoire. Les peintures sont loin de ce que l’on a vu, mais le lieux est actifs avec de nombreux moines. Passé un col doux, le sentier descend rapidement vers Lupra en lacet à peine marqués, les népalais n’ont pas pour habitude de faire des détours. Le village est encore un exemple de culture Mustangui en version miniature et isolé entre de hautes falaises. Jomsom n’est plus qu’à une et demi de marche, une formalité.

Marche : 7 heures, +200m/1050m


Jour 18. Vol de Jomsom à Pokhara et Kathmandu

Le vol est une formalité si les conditions météo le permettent. Le vent que l’on a rencontré à l’arrivée à Jomsom se lève en milieu de journée, raison pour laquelle les vols sont matinaux. Le retour à Kathmandu peut se faire par la route ou en vol selon le choix de chacun.Il est prévu en bus.


Jour 19. Journée libre ou visite guidée


Jour 20. Départ du Népal

Départ de l’hôtel pour l’aéroport. Vous arrivez en France le jour même ou plus souvent le lendemain, selon les horaires de votre vol


Jour 21. Arrivée en France