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Du Kangchenjunga au Makalu par le Lumba samba

31 jours - départ automne 2018

Lac phoksundo et le monastère de Ringmo, yak, arête nord du kanjiroba, tente nomade à Dho Tarap

Notre enthousiasme pour votre traversée du Kangchenjunga au Makalu

Vous l'aurez compris aux lignes ci-dessus, c'est un vrai coup de coeur que nous avons eu pour ce trek. Exigeant, varié, long et pour l'instant encore méconnu. Peu de personnes connaissent réellement l'itinéraire et certaines équipes s'engagent au culot sur ce trek qui ne doit pas être pris à la légère. Il est nécessaire de bien connaître le col du Lumba Samba, qui est en fait un double col et certains passages en forêt peuvent facilement vous égaré dans d'immenses vallées.
Peu fréquenté par les autochtones et pas encore par les trekkeurs, notre équipe fut la première à installer des drapeaux à prière au col, un moment fort pour tous, népalais et trekkeurs, une véritable aventure humaine partagée pour cette exploration. Nous sommes restés longtemps face au Kangchenjunga troisième sommet le plus haut du monde avec ces 8586m, secondé par le Janu à 7710m, bien visible depuis le Lumba Samba. Mais les surprises n'étaient pas finies, un second col, légèrement plus haut donnent une vue tout aussi impressionnante sur le Makalu.
Ce grand trek qui correspond à la première étape de la grande traversée de l'Himalaya, vous conduira au camp de base nord du Kangchenjunga, une excellente acclimatation pour les deux cols à venir. La face nord du Kangchenjunga, son glacier gigantesque valent largement l'Everest, la fréquentation en moins. Il faut considérer le Kangchenjunga dans son ensemble, un massif imposant. Du sommet principal, deux crêtes partent à l'ouest et au sud, totalisant pratiquement 4 kilomètres de crêtes au-dessus de 8000m et des sommets satellites aux faces impressionnantes comme la face nord du Janu ou celle du Ramthang Chang.
A travers une forêt de rhododendrons, vous remontez le col du Nango La à un peu plus de 4700m, fréquenté des tibétains qui font du commerce entre Olangchungola et Ghunsa. Les caravanes de yaks traversent régulièrement ce col au sentier pourtant assez difficile.
Votre dernier passage en altitude sera sans doute le souvenir le plus fort du trek. Je ne connais pas d'autre col qui offre un panorama sur deux massifs bien distincts aux sommets de plus de 8000m. Le double col du Lumba Samba (5100m) est véritablement un des plus beaux lieux de l'Himalaya. Les habitants d'Olangchungola nous expliqueront que Lumba Samba signifie nouveau lieu ; insistant sur l'erreur d'écriture des cartes et sites. Il faut donc bien dire Lumba Samba et non Lumba Sumba.
Ce trek est aussi la première étape de la grande traversée de l'Himalaya.


Prochain départ automne 2018

Groupe limité à 8 personnes

Instantané de votre trek au Lumba Samba

  • L'habitat particulier de la région du Kangchenjunga, maisons de bois sur fondation de pierre et toits en bardeaux.
  • La marche d'approche vers le camp de base nord du Kangchenjunga depuis Ghunsa, à travers les forêts de mélèzes et de sapins.
  • Les premières vues sur le Janu et sa face nord immense, puis le gardien du Kangchenjunga.
  • La vue sur le Kangchenjunga et ses sommets satellites.
  • Les caravanes de yaks au passage du Nango La qui avancent sous les coups de sifflet chantants avec leurs lourdes cloches autour du coup et leurs chargements.
  • Le village d'Olangchungola, qui semble tout simple hors du temps et nous a tous sidéré. La proximité du Tibet en a fait un village commerçant. Encore aujourd'hui, contrairement à d'autres régions où le passage au Tibet est fermé la majeure partie de l'année, les caravanes de yaks sont fréquentes entre la frontière et Olangchungola.
  • Depuis le Lumba Samba, le panorama exceptionnel sur le Kangchenjunga et le Janu, puis côté ouest la vue incroyable sur le Makalu et le Chamlang
  • L'impression de pionnier dans la traversée des forêts de bambous, de rhododendrons moussus et à travers des vallées immenses et sauvages.
  • Les villages isolés de la partie supérieure de l'Arun et le sentiment troublant de revenir à la civilisation, d'être parti si loin.

Votre itinéraire de trek détaillé

Jour 1. Départ de France pour le Népal


Jour 2. Arrivée à Kathmandu et transfert à l’hôtel

Vous arrivez à Kathmandu, la capitale emblématique qui évoque tout un imaginaire. Nous vous accueillons à l’aéroport pour vous conduire à l’hôtel et y faire le briefing.


Jour 3. Vol Kathmandu – Bhadrapur puis bus pour Ilam

Le vol de Bhadrapur nous permet de nous rapprocher au plus près de la route pour Ilam. Le temps de transférer les bagages dans le bus et vous partez avec toute l’équipe. L’équipe arrive de Kathmandu par le bus qui a été affrété. Vous changez radicalement de décors, Bhadrapur est au Teraï, c'est-à-dire à 200m d’altitude et ce sont les paysages de la plaine indienne. Tout est incroyablement plat… Les rizières sont immenses, les villages sont constitués de maisons de bois avec un habillage de torchis. Parfois sur pilotis en raison de la mousson, les bêtes sont au rendez-de-chaussé et la partie habitation à l’étage, même si ce n’est pas une règle. L’étage permet aussi de stocker les récoltes et de faire sécher, maïs, piments, moutarde.
Rapidement, le bus emprunte de nombreux lacets et les premiers champs de théiers apparaissent, vous êtes dans la région d’Ilam. Encore connue seulement des amateurs de thé, une partie de la production commence à se positionner sur un niveau qualitatif élevé. Vous pouvez acheter du thé à Fikkal ou Ilam, le chauffeur le ramènera à Kathmandu.
Nuit à l’hôtel à Ilam.


Jour 4. Ilam – Taplejung en bus puis marche au camp de l’école

Lever matinal pour le trajet par la route jusqu’à Taplejung. Si la piste continue ce n’est pas dans notre direction, nous commençons donc notre trek ici. Taplejung étant une destination de départ pour plusieurs villages, on y retrouve toutes les marchandises indispensables au quotidien. Le marchand de gamelles et de thermos, la papeterie scolaire, les couvertures, vêtements et bien sûr la boutique de téléphones portables qui commencent à passer en montagne et changent la vie des habitants.

Marche : 1 heure, +30/-260m


Jour 5. Camp de l’école à Chirwa

Ce n’est pas par hasard si la partie Mahabarath de cette région est une région propice à la culture du thé. Les précipitations sont importantes et la végétation même à la période de notre trek est toujours très verte. C’est aussi pour cette raison qu’il faut se rapprocher de l’hiver pour éviter les fortes pluies. Même avancés dans le massif comme nous le sommes, les paysans peuvent faire plusieurs récoltes de riz par an, ce qui n’est pas possible aux même altitudes plus à l’ouest.
Nous voyons donc encore des rizières pas encore moissonnées et du millet qui est souvent consommé en alcool ici. On boit la « tumba » (prononcé toumba), du millet fermenté auquel on ajoute de l’eau chaude et que l’on boit à la paille. Dans sa version traditionnelle, on boit la tumba dans un pot de bois tourné et cerclé de laiton et l’on aspire avec une paille de bambou.

Marche : 7 heures, +900m/-1000m


Jour 6. Chirwa à Sekatum

Nous remontons la vallée de la Tamor qui arrive des glaciers du Kangchenjunga. Le sentier est un plat népalais et pas celui qui arrive dans l’assiette. Mais la proximité du torrent nous réserve aussi des possibilités de baignade très appréciée car nous sommes toujours assez bas en altitude et sauf pluie, la chaleur se fait sentir dans l’après-midi.
Nous traversons également des plantations d’alamchi, une plante au feuillage assez haut, de grandes gerbes de feuilles d’un vert foncé. A leur pied, on récolte la racine où se trouvent les graines. Ces graines sont séchées dans des fumoirs que nous verrons peut-être. Cette graine est très cher, elle ressemble par le goût à de la cardamome mélangée à du gingembre et un peu de menthe. Nous retrouverons l’alamchi tout au long du trek à ces altitudes.

Marche : 6 heures, +800m/-470m


Jour 7. Sekatum à Amjilossa

Sekatum marque la confluence de la rivière qui arrive d’Olangchungola et de celle descendant du Kangchenjunga . C’est donc aujourd’hui que nous nous quittons la Tamor. La végétation devient moins dense et la vallée se rétrécit. Parfois à deux pas du torrent et d’autres fois bien plus haut, nous progressons vers le nord. Une bonne montée nous permet d’arriver à Amjilosa, juste quelques habitations en balcon.

Marche : 5 heures, +1180m/-280m


Jour 8. Amjilossa à Gybala

Les ponts de bois commencent à être remplacés par des ponts en métal. De nombreuses cascades alimentent la Tamor. A l’approche de Gyabla, juste après un bon dénivelé positif, une belle cascade nous indique la route. Dans les villages, on fabrique le fromage de yak tibétain, le tchourpi dans différentes versions. La plus classique étant franchement casse-dent ou bonbon qui tient toute la journée pour les plus sages d’entre nous. Une version tout aussi goûtue mais moins dure est vendue en chapelet, attention les estomacs… Les femmes chauffent le lait avant de presser le caillé.

Marche : 5 heures, +790m/-540m


Jour 9. Gybala à Ghunsa

Le relief s’adoucit à l’approche de Ghunsa, la vallée est plus large et explique sans doute l’importance de Ghunsa. Les maisons sont souvent surélevées sur un étage de pierres, où l’on stocke les réserves de bois. La partie habitable est construite avec une structure bois et de grandes planches et couverte en bardeaux, stabilisée avec des pierres. Une large terrasse pour l’entrée avec souvent un autel pour faire la cérémonie matinale en brûlant un peu de genièvre. Sous les pentes de toit, pendent cordages, cloches des yaks et pelotes de laine. On entrepose aussi les bâts. Sur le toit, les drapeaux à prières.
L’horizon se dégage et les premiers hauts sommets et grands glaciers apparaissent.

Marche : 6 heures, +1020m/-310m


Jour 10. Journée d’acclimatation à Ghunsa

A l’entrée du village, en évidence sur le mur à mani, une pierre sculptée d’un léopard multicolore, il est très présent dans cette région, tout comme les bharals qui sont sa chasse de prédilection.
Le monastère en rive opposée installé sur un rocher dégage une impression mystérieuse.


Jour 11. Ghunsa à Kambachen

D’abord en rive gauche puis en rive droite, le sentier traverse les forêts de sapins et de mélèzes mélangés qui au début de l’automne donne des couleurs d’été indien. Au fond les montagnes immaculées qui jouxtent le Tibet.
Nous traversons la Tamor, autour un tapis d’arbousiers et un peu plus loin un alpage de yaks. Les familles qui gardent les yaks vivent l’estive dans des conditions rustiques, des murs de pierres sont couverts d’une grande bâche qui improvise le toit ; un foyer, le nécessaire de cuisine et des couvertures, pas grand-chose de plus. A l’approche de Kambachen, nous devons traverser un couloir de pierre. Nous traversons rapidement ce passage exposé. Le sentier en balcon nous dévoile une première vue exceptionnelle de ce trek, la face nord du Janu. Impressionnante, plus de 3000m de face qui se termine par la forme particulière du Janu. Nous pouvons aussi de ce point de vue, prendre la mesure des moraines, en face de nous la moraine qui draine les glaciers sud-est du Kangchenjunga et nord du Janu.
Kambachen, à quelques pas de là n’est pas un village à proprement parlé, les habitants n’y passent pas l’hiver, mais la vue sur le Janu y est magnifique.

Marche : 6 heures, +1000m/-360m


Jour 12. Kambachen à Lonak

Quelques arbousiers subsistent mais plus de mélèzes ni de sapins, nous avons définitivement quitté l’étage alpin pour un univers minéral. C’est d’ailleurs souvent à travers des blocs que nous progressons et à nouveau un éboulement moins exposé mais où il ne faut pas pour autant trainer. A l’horizon, en bordure de la moraine du Kangchenjunga, un rocher insolite parait surveiller le passage, le gardien du Kangchenjunga.
Lonak est à l’intersection de deux vallées, en bordure de la profonde moraine du Kangchenjunga. L’échelle des glaciers et des sommets est comparable au massif de l’Everest. Mais à la différence du Khumbu, la région du Kangchenjunga est très loin d’être aussi fréquentée.

Marche : 6 heures, +870m/-220m


Jour 13. Lhonak au camp de base et retour à Lhonak

La route est longue et malgré un dénivelé faible, c’est davantage la durée en altitude de notre marche qui sera fatigante aujourd’hui. Mais la récompense sera à la hauteur des efforts, le Kangchenjunga ne se découvre qu’assez tard à l’approche du camp de base. Il impose par l’envergure de la crête et il ne faut pas s’y tromper, le Kangchenjunga est le sommet le plus oriental de la crête. Pourtant les sommets satellites ne sont les cadets que de peu. Près de quatre kilomètres de crête dépassent la barre des 8000m, de quoi nourrir les rêves des alpinistes de talent qui cherchent ailleurs qu’au Khumbu un terrain de jeu.
Tout au long du chemin, nous pouvons aussi admirer la face nord du Chang Himal, à moins de 7000m, on lui donnerait davantage et la moraine qui nous sépare du pied de la face semble finalement pas si grande.
A la descente, regardez aussi de l’autre côté, le léopard des neiges a laissé des traces par ici et des bharals sont souvent visibles sur les pentes sud, surtout à la tombée de la nuit.

Marche : 7 à 8 heures, +780m/-780m


Jour 14. Lhonak à Ghunsa

Nous connaissons le chemin et avec le plein de d’oxygène, c’est encore plus facile, mais pas moins long....

Marche : 7 heures, + 340m/-1630m


Jour 15. Ghunsa à Nango La Phedi

Aujourd’hui, nous quittons le sentier du Kangchenjunga pour emprunter un col que seul les népalais de la région utilisent, le Nango La. Ce sont d’ailleurs souvent des caravanes de yaks qui passent le Nango La chargées de marchandises. Le sentier monte raide le long du torrent à travers une forêt de rhododendrons, un dénivelé franc qui nous rapproche d’autant plus vite du camp austère de Nango La phedi.
Dans notre dos, les sommets prennent place dans l’horizon. Au sud, on peut distinguer le cheminement du sentier qui part de Ghunsa pour le col de Selele, le passage pour le camp sud du Kangchenjunga.

Marche : 4 heures, +900m/-180m


Jour 16. Nango La Phedi à Yamgma Khola

La nuit a été fraîche et le panorama matinale très beau sur le sud du massif du Kangchenjunga. La montée au Nango La est d’abord douce à travers des pierriers puis se redresse pour atteindre les drapeaux à prières. La descente du col est plus longue, le long du torrent, à travers les rochers puis on retrouve l’étage des rhododendrons, une forêt très dense qui donne une ambiance sauvage. Le chemin fait une dernière plongée dans cette végétation, à se demander comment les yaks grimpent puis nous arrivons enfin à la rivière. Le camp de Yangma Khola porte le nom du village qui est à deux heures de marche au nord, en direction du Tibet tout proche.

Marche : 7 heures, +800m/-1560m


Jour 17. Yamgma Khola à Olangchungola

Le départ du sentier longe le lit de la rivière en rive droite. La rivière creuse dans cette roche friable et nous devons franchir plusieurs passages en contrebas de cette roche avant de se dégager pour monter dans une forêt de petits bambous. Nous sommes sur le terrain du panda roux, ces menues tiges de bambou font à la fois sa nourriture et une cache parfaite pour échapper à notre regard. A la confluence et presque 2600m, nous repartons à la montée en direction d’Olangchungola. Le sentier n’est pas toujours évident sur cette partie, avec toujours cette roche. Mais après un ressaut, nous débouchons avec une vue le monastère d’Olangchungola. Il serait l’un des plus anciens après les monastères du Mustang.
L’arrivée au village d’Olangchungola est un moment fort de ce trek. A une journée népalaise du col, Olangchungola est un village commerçant aux maisons cossues. Le rez-de-chaussée permet de stocker les marchandises et les bêtes quand la partie haute sert d’habitation. Comme à Ghunsa, mais la partie basse est pleine. Les bouses de yaks qui sont le combustible de base pour la cuisine et se chauffer sèchent sur les murs.
Les femmes ont fait du tissage de tapis une activité importante et les tapis aux motifs tibétains, dragons, nœud de la vie ou oiseaux sont vendus au Tibet ou à Taplejung. Elles utilisent la laine de yak qui est ensuite teintée. N’hésitez pas à demander si pouvez voir les métiers à tisser souvent sur les terrasses.
Les caravanes de yaks font halte dans les grandes cours autour des maisons puis repartent pour Yangma, Ghunsa ou Taplejung.

Marche : 6 heures, +810m/-960m


Jour 18. Olangchungola à Samjung

Nous quittons maintenant le village d’Olangchungola pour un camp en pleine nature qui va nous rapprocher du Lumba Samba. Sur la première partie du sentier, nous partageons l’itinéraire qui va à la frontière et il n’est pas rare de croiser des caravanes. Derrière la frontière, une quinzaine de minutes suffisent pour trouver l’asphalte et en une heure de voiture pour le bazar ou se font les transactions. Contrairement aux autres frontières comme au Mustang, au Manaslu ou au Dolpo, cette frontière est ouverte toute l’année en ce moment.
La confluence de Samjung ménage une belle aire pour notre camp.

Marche : 5 heures, +940m/-190m


Jour 19. Samjung à Lumba Samba Phedi

Nous avons quitté la végétation luxuriante et se sont des pentes de rhododendrons qui couvrent les montagnes. C’est une journée relativement courte qui nous permet d’approcher le fameux Lumba Samba. Une première montée conduit à un grand replat où la rivière prend ses aises, puis un second ressaut et nous sommes au Lumba Samba phedi pour une fraîche avant l’ascension.

Marche : 5 heures, +770m/-130m


Jour 20. Lumba Samba Phedi à Yak Kharka

Le col ne présente aucune difficulté mais c’est la neige qui peut nous donner du fil à retordre. En revanche, le sentier n’est pas évident à trouver, de nombreux lacs d’altitude entourent le Lumba Samba, nous montons sur des crêtes pour gagner les 5000m.
Les villageois d’Olangchungola nous ont expliqué que Lumba Samba signifie nouveau lieu en tibétain. Et effectivement, ce col n’était jusque-là pas utilisé par les habitants des deux vallées, ou très anecdotiquement. A l’automne 2014, nous avons été les premiers à poser des drapeaux à prière au col.
Le Lumba Samba est en fait un double col, donc une double vue, ce qui en fait indéniablement un des plus beaux cols de l’Himalaya, car chaque col offre un panorama sur un sommet de plus de 8000m. Du premier col nous avons une vue sur l’ensemble du massif du Kangchenjunga, avec le Janu qui se détache particulièrement bien et toute la chaîne qui descend en direction de Darjeeling.
Depuis le deuxième col, c’est le Makalu qui prend toute la place, secondé par le Makalu nord et plus au nord le Tibet. Marcher face à ce sommet dans la descente est une récompense supplémentaire à nos efforts.

Marche : 7 heures, +730m/-790m


Jour 21. Yak Kharka à Thudam

Depuis le camp des yaks, la vallée reste dans l’axe du Makalu pendant deux bonnes heures, un régale de voir le soleil s’intensifier sur les faces est de ce géant himalayen.
Thudam est un village très isolé, si le franchissement du Lumba Samba hier était déjà un bon indicateur, les journées à venir nous ferons comprendre que l’accès par la vallée de l’Arun n’est pas simple non plus.
Les maisons sont très simples, bien loin de celle d’Olangchungola, c’est essentiellement la vie pastorale qui a poussé les villageois à s’installer ici.

Marche : 4 heures, -1000m


Jour 22. Thudam à Yak Kharka

C’est une longue journée qui s’annonce. Nous retrouvons la végétation luxuriante, les bambous, mais c’est une gorge profonde qu’il faut éviter par un sentier qui fait des montagnes russes, passent de nombreux vallons avant d’arriver proche de la vallée de l’Arun.
Un glissement de terrain a rendu un passage délicat. Pour installer le camp, il faut se faire une place dans cette jungle, seules deux petites huttes sont restées des dernières estives.

Marche : 8 heures, +820m/-1660m


Jour 23. Yak Kharka à Lingam

Retour à la civilisation : encore deux bonnes heures de marches pour rejoindre l’Arun qui coule tout en bas. C’est un des rares endroits où la chaîne himalayenne soit aussi basse. L’Arun a creusé son lit entre deux massifs conséquents, celui de l’Everest-Makalu et celui du Kangchenjunga. La frontière avec le Tibet est tout proche, on voit la crête qui sépare les pays.
Là encore les caravanes font le commerce mais les denrées chinoises arrivent cette fois à dos de mules. Vous pourrez boire une Lhassa beer au fin fond du Népal !!!
L’Arun traversée, c’est assez simple, il faut remonter pour aller à Chyamtang, le village que nous avions en ligne de mire hier et ce matin.
A Chyamtang et Lingam, l’habitat reprend les codes de la région de Taplejung, maisons de pierres avec de large façade en bois et un toit de bambou.
En revanche, ce que l’on voit particulièrement ici, c’est que les nattes de bambous qui forment la toiture sont haubanées. Il y a fort à parier que les contrastes météorologiques entre les vallées népalaises et le plateau tibétain doivent donner des coups de vent assez violent.

Marche : 6 heures, +800m/-1260m


Jour 24. Lingam à Nimu

C’est notre dernier col, mais la montée n’en est pas moins raide, il permet de couper un méandre de l’Arun. Les villages s’étalent malgré la pente sur toute la montagne et ce n’est qu’à l’approche du col que les arbres prennent l’ascendant sur les cultures en terrasse.
Dans ces villages, les cochons font aussi partie des animaux de la basse-cour, ce qui est rarement le cas dans les autres régions du Népal. On trouve également des noyers et à nouveau la fameuse plante alamchi.

Marche : 7 heures, +1230m/-1800m


Jour 25. Nimu à Simma

A l’approche de la piste, les villages sont davantage habités, les écoles plus importantes. On retrouve aussi des rizières, du millet et du maïs, des champs de moutarde jaune.
Dans les villages, le bois est empilé comme une tour qui peut se démonter progressivement sans que l’édifice ne tombe.
Un accord récent a été signé entre le Népal et l’Inde pour construire à cet endroit un barrage qui devrait produire davantage que tous les barrages existants actuellement au Népal.

Marche : 6 heures, +630m/-860m


Jour 26. Simma à Num

Dernière marche, une bonne descente et une montée raide en face pour rejoindre le village de Num, point de départ de notre jeep pour Tumlingtar. Voilà, la dernière journée de marche d’une longue traversée. Num est perché en crête, comme Taplejung, c’est le point de départ pour de nombreux village et un carrefour commerçant.

Marche : 5 heures, +900m/-730m


Jour 27. Num à Tumlingtar

Le début de la piste est chaotique et justifie les jeeps, puis en crête, nous glissons plein sud avant de descendre en direction de Tumlingtar au bord de l’Arun.


Jour 28. Vol Tumlingtar –Kathmandu

C’est un vol qui vaut le survol de l’Everest, à main droite, on retrouve le Makalu, suivi de l’Everest, le Gaurishankar puis le Langtang Lirung. Sous vos pieds, le patchwork des terrasses à l’infini sur toutes les montagnes en dessous de 3500 m. Une belle façon de finir en beauté ce grand trek himalayen.


Jour 29. Journée libre à Kathmandu


Jour 30. Départ de l’aéroport de Kathmandu


Jour 31. Arrivée en France