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Dolpo

Le pays caché - 22 jours

Photo du trek du Dolpo, dolpo pa, Ringmo, stupa et le lac phoksundo

Notre enthousiasme pour votre voyage

Le Dolpo reste un mystère, entre le Népal et le Tibet, c’est un territoire qui reste encore aujourd’hui difficile d’accès. Un trek au Dolpo se mérite, il faut passer par un premier vol sur Nepalgunj, puis l’incertitude du vol sur Juphal avant que l’aventure commence, car oui, c’est bien une aventure que de s’engager dans ces terres cachées. Protégés de l’influence chinoise par la frontière, étranger à la modernisation du Népal en raison de son accès difficile, le Dolpo est un territoire à part. La vie est rude, les hivers très froids, comme sur le plateau tibétain.
Un trek au Dolpo, c’est prendre pied dans une aventure hors du temps, partir loin de ses repères et accepter cette immersion en pays bhotias, les tibétains du Népal. Les yaks sont impressionnants, les maisons massives pour affronter l’hiver et les murs à mani (mur de pierres sculptées de prières) omniprésents. C’est une des régions népalaises où l’on trouve le plus de mur à mani, la religion bouddhiste est un axe majeur de la vie des dolpo pa. Après les deux cols du Namu La et du Baga La votre regard se figera sur les eaux changeantes du lac Phoksundo, une journée magique à randonner autour de ces eaux turquoises et du beau village de Ringmo avec son monastère de religion Bön, la religion première des tibétains, avant même le bouddhisme. Période : pour ce trek, nous vous conseillons de privilégier une période à cheval sur la mousson, soit en début, soit en fin de mousson. Pourquoi ? Afin de trouver un compromis entre les paysages verts de cette saison particulière et une météo pas trop pluvieuse. Depuis le début des années 2010, les saisons sont moins marquées et il est difficile de se prononcer sur la période idéale, cependant partir en trek début juin ou début septembre sont de bonnes options.


Fin printemps ou début d’automne

Tarif : à partir de 2290 € (automne)

Si vous souhaitez réserver l'hotel à Kathmandu vous même nous déduisons ces prestations du tarif.

Nos tarifs incluent

  • Un guide népalais
  • L'organisation du trek en pension complète, équipe cuisine et matériel de camping, tentes dôme
  • Assurance de tout le staff
  • L’hébergement en tente pendant le trek
  • Le portage de vos affaires par mules (13 kg par personne)
  • Quatre vols intérieurs, de Kathmandu à Nepalgunj, de Nepalgunj à Juphal, de Jomsom à Pokhara et de Pokhara à Kathmandu
  • Les transferts d'aéroport
  • Tous les permis de trekking et le permis spécial pour le Haut Dolpo
  • 3 nuits d'hotel à Kathmandu avec petit-déjeuner et une nuit à Nepalgunj

Nos tarifs n'incluent pas

  • Le vol international
  • Le visa népalais, à prendre à l'arrivée à l'aéroport de Kathmandu, 40 USD ou l'équivalent en €
  • Votre assurance prise en charge des recherches et secours en montagne (voir la page organisation)
  • Les pourboires
  • Les nuits d'hotel à Nepalgunj en cas d'annulation du vol Juphal
  • Les repas à Kathmandu

Votre itinéraire détaillé du trek du Dolpo

Jour 1. Départ pour le Népal


Jour 2. Arrivée à Kathmandu et transfert à l’hôtel

Arriver à Kathmandu est toujours un moment disons un peu déstabilisant, même pour les « népalophiles ». Il faut rompre avec les codes et habitudes de vie de notre quotidien et se laisser dérouter. A l’aéroport, Haribol ou une personne de l’équipe Tribeni Trek vous accueille et vous conduit à votre hôtel pour le briefing.


Jour 3. Kathmandu à Nepalgunj

Ce vol pour rejoindre la région du Téraï au sud du Népal dure un peu plus d’une heure. Nepalgunj est une des principales villes de cette bande népalaise frontière avec l’Inde. Le Téraï est aussi appelé grenier du Népal. Les rivières himalayennes calment leurs eaux tumultueuses dans cette plaine avant de s’écouler plus paisibles et calmes en Inde.


Jour 4. Nepalganj - Juphal (2440 m) - Dunai (2150 m)

Entre Nepalgunj et Juphal, c’est le vol qui est soumis aux aléas météos et pour lequel il convient d’être humble devant les décisions des pilotes. En cas d’annulation du vol ce jour, le bazar de Nepalgunj permet de flâner et de voir un autre facette du Népal. En effet, c’est une ville népalaise où se situe la plus importante proportion musulmane. Dans le Téraï, on vit également à un rythme différent. Beaucoup circulent sur les vélos anglais, les népalaises sont particulièrement élégantes avec leurs saris sur ces bicyclettes. A votre arrivée à Juphal, tout le monde rejoint le centre de Juphal pour préparer le départ. Pour nous une journée courte ; pour l’équipe, la première répartition des charges sur les mules et la mise en trek.

Marche : 4 heures, +70m/-480m


Jour 5. Dunai – checkpoint de Tarakot (2450m)

Comme la veille, nous remontons le cour de la Thuli Beri en alternant rive droite et rive gauche pour rejoindre Tarakot. C’est un beau village fortifié qui surplombe la vallée. Sur les toits plats des maisons, les récentes moissons sont mises à sécher et il n’est pas rare de voir une statuette sculptée à un angle de la maison. L’animisme n’est pas très loin dans cette région du Bas Dolpo.

Marche : 5 heures, +400m/-100m


Jour 6. Check point de Tarakot - camp I de Tarap Khola (3350 m)

Cette journée est la première difficile du trek de aprt son dénivelé, mais pas de panique, sous la barre des 3500m, on ne parle pas encore de haute altitude et l’on peut marcher normalement le long de la Thuli Beri qui devient Tarap Khola. Dormir à plus de 3000m est la meilleur façon de s’acclimater. Pour cette raison, il est aussi important cette journée comme les suivantes de commencer à marcher lentement. Khola signifie rivière en népalais et c’est donc le rivière de Tarap que nous longeons, signe que la vallée approche. La végétation commence à changer les conifères sont deviennent majoritaires au fur et à mesure que l’on se rapproche de Dho.

Marche : 5 heures, +1250m/-350m


Jour 7. Camp I - camp II Tarap Khola (3650 m)

Nous traversons la Tarap Khola à trois reprises aujourd’hui. La vallée semble plus étroite et sinueuse et il n’est pas rare de voir dans cette partie des Langurs, les singes à face noire entourée d’un collier de fourrure blanche.

Marche : 5 heures, +430m/-130m


Jour 8. Camp II - Lang Khola (3950 m)

Cette fois nous perdons la végétation, c’est au Népal des hautes altitudes que nous commençons à découvrir. La montée se fait plus progressive pour atteindre Lang Khola.

Marche : 4 heures, +500m/-200m


Jour 9. Lang Khola - Dho (4100 m)

Cette seconde courte journée est idéale pour gagner de l’altitude en douceur par des paliers doux et plus petits à l’approche de la vallée de Dho. C’est le village principal du Dolpo, bien que le chef-lieu soit à Dunaï. Les stupas à l’entrée de la vallée sont dans la pure tradition bouddhiste. A base carrée, ils sont surplombé d’un bulbe joufflu qui lui-même surmonté d’un toit supporté par des jambages de bois. A l’intérieur, des livres de prières bénis ont été soigneusement disposés et veillent sur les Dolpo-pa.

Marche : 4 heures, +250m/-100m


Jour 10. Haute vallée de Dho

La vallée de Dho – Tarap constitue vraiment le cœur du Dolpo. Une association française, action Dolpo, pilote le travail de plusieurs associations de différents pays pour aider les habitants du Dolpo. C’est ainsi qu’a été créé l’école, la Crystal mountain school, qui accueille maintenant plus de 150 élèves jusqu’à la classe 7. Mais ce projet suit également la scolarité des enfants ensuite à Kathmandu et implique les Dolpo-pa qui doivent aussi contribuer au financement ainsi que dans le partage des tâches. Le dispensaire ou les serres sont d’autres volets des actions qui permettent aux habitants de la vallée de rester vivre dans ces vallées isolées où le froid est particulièrement mordant l’hiver. Hiver qui dure d’ailleurs la moitié de l’année. Les maisons sont depuis quelques années devenues plus cossues grâce à la Yarsa Gumpa, une chenille qui se fait dévorer par un champignon. Autrefois appréciée seulement des yaks, quand les sont tombés dessus, forcément, ils ont vu dans cette facétie de la nature un aphrodisiaque… Malheureusement, cette insecte-plante n’amène pas que de bonnes choses avec les convoitises qu’elle suscite. Les bulletins de l’association « Action Dolpo » donne une idée de la vie au Dolpo.


Jour 11. Dho – Shering Gompa (4400m)

Nous quittons la vallée de Dho par le nord-ouest. Près des des dernières maisons, la stupa qui semble assez modeste est celle du Rinpoche. Il est venu en 2013 au village et c’est son père qui fait la visite des lieux. Chaque maison illustre de l mode de vie des dolpo-pa, quelques cultures autour de la maison ou à proximité, souvent la pomme de terre, l’orge, le sarrasin et le millet mais surtout l’élevage de yaks pour la viande. L’été les troupeaux sont laissé en alpage, on prend garde de faire revenir les plus jeunes et de les garder à la nuit tant qu’ils n’ont pas une taille suffisante pour faire face au léopard des neiges ou au loup blanc, les deux prédateurs de ces hautes montagnes.

Marche : 4 heures, +370m/-70m


Jour 12. Shering Gompa - Numa La (5280 m) - camp de base du Baga La (4500m)

Voilà notre première grosse journée et le premier des deux hauts cols à franchir. Le maître mot est lenteur, il faut progresser en prenant le temps de profiter de cette immense vallée et le col finit par nous surprendre… « So, so, so, so » Remercier les dieux, rajouter une pierre ou accrocher des drapeaux à prières au chorten du col font parties des traditions en Himalaya. Les cols semblent un peu plus vivants avec ces traces humaines et en même temps elles sont fragiles à ces altitudes, impermanence. La vue depuis le col récompense vos efforts et donne une dimension aux paysages que nous parcourons depuis 9 jours de trek maintenant. C’est un peu plus facile de profiter des paysages à la descente. La vallée où nous dormirons cette nuit conduit au lac Phoksundo mais sauf à avoir un bateau, impossible de rejoindre Ringmo. Nous établissons notre camp le plus haut du trek. Plein sud, c’est la face du Norbung Kang à plus de 6000m qui est éclairée par les derniers rayons du soleil couchant.

Marche : 8 heures, +1080m/-980m


Jour 13. Camp de base du Baga la (5180m) – Roman (3700m)

Pour le second col de notre trek, ce n’est pas tant l’ascension que la descente qui sera difficile. On passe devant quelques kharka, les alpages ou plutôt himalayages devrait-on dire. Les drokpas, tibétains semi-nomades s’installent dans ces hauteurs pour garder les yaks tout l’été. Une grande tente en poil de yak ou la version de l’armée chinoise. Cette dernière commence à être plus rependue. A proximité, un gros mastiff pour défendre le troupeau. Inutile de préciser que ces toutous prennent leur travail de protection à cœur, inutile d’aller trainer les mollets trop près s’il n’y a pas un tibétain à proximité !!! Les yaks sont parmi les plus gros du Népal, parfois bâtés pour le transport du bois ou de denrées, c’est surtout pour la viande qu’on les élève. Un yak vaut plus de 1000 €

Marche : 7 heures, +830m/-1630m


Jour 14. Roman - lac de Phoksumdo (3610 m) - Ringmo (3640 m)

Plein ouest, nous continuons notre trek dans une descente assez progressive en passant encore des kharkas puis le sentier oblique pour dépasser une fin de crête, une rivière, une forêt et nous voilà en surplomb du magnifique village de Ringmo. Le village est très actif et les champs nombreux autour. Sur les toits, il est fréquent de voir du monde en observation à la recherche d’une personne, les main en jumelles ou en porte-voix. Pour les labours, ce sont les vaches, ou plutôt les dzos, un croisement de yak et de vache qui sont utilisées. Le tissage fait aussi parti des activités estivales. Il n’est pas rare de voir des femmes tisser les tabliers qu’elles portent à la taille devant les jambes.

Marche : 4 heures, +340m/-400m


Jour 15. Ringmo

Le lac recèle quelque chose de magique ou à minima d’hypnotique. Alors, difficile de résister à une journée de trek autour surtout après tous nos efforts pour arriver ici. Avec l’inclinaison du soleil, les couleurs du lac changent dans des tons de turquoises assez incroyables. Prenez un instant pour lire la légende étonnante du lac Phoksundo en cliquant sur ce texte. Le monastère bön est aussi beau de loin que de près, un peu surréaliste au bord des eaux du lac Phoksundo.


Jour 16. Ringmo - Chepka (2950 m)

Il faut quitter ce décor magique qui a inspiré Eric Valli pour son film « Himalaya l’enfance d’un chef ». Un col à peine marqué, disons formalité après les deux précédents, puis c’est la grande descente dans la vallée de la Phoksundo Khola. La vallée est magnifique, encore des conifères le long de cette magnifique rivière que nous traversons plusieurs fois jusqu’au village de Chepka.

Marche : 6-7 heures, +300m/-990m


Jour 17. Chepka - Dunai (2150 m)

La vallée se rétrécit et elle est nécessairement moins habitée dans cette partie. Pourtant, quelques hameaux se sont installés dès que le terrain dispensait un peu de surface cultivable. Les cultures habituels de montagne mais aussi l’été est la récolte de quelques menues tomates que les habitants font sécher pour les conserver. La constante de cette partie du trek, ce sont les eaux de la Phoksundo Khola qui étincellent dès qu’un rayon de soleil les touche. A Dunaï, nous avons quitté le monde des bothias et le bouddhisme. On retrouve à l’angle d’un toit ou d’un muret, parfois devant un pont les figurines animistes sculptées en bois. Et Dunaï, c’est un peu le retour à l’agitation des villes, toute mesure gardée, mais Dunaï est tout de même un bourg important.

Marche : 5 heures, +220m/-1020m


Jour 18. Dunai - Juphal (2440 m)

Autant, la journée d’hier était sous le signe de la nature, autant celle d’aujourd’hui est sous celui de la rencontre. Et ça tombe bien car la journée est courte, vous avez vos repères maintenant et chaque village traversée est l’occasion de faire du « slow » trek, prendre le temps d’observer l’activité sur les toits plats des maisons, les réserves et les outils, échanger avec des habitants. Une dernière montée et vous arrivez à Juphal, des airs de petite ville.

Marche : 4 heures, +820m/-530m


Jour 19. Juphal - Nepalgunj - Kathmandu

Les pieds vont pouvoir se reposer. Avec les mêmes réserves qu’à l’aller, nous allons à l’altiport. Après le premier vol, nous changeons d’avion pour regagner la capitale népalaise.


Jour 20. Journée libre à Kathmandu

Idéalement, cette journée peut être doublée pour conserver une marge de sécurité plus confortable.


Jour 21. Départ de l’aéroport de Kathmandu


Jour 22.Arrivée en France