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Brèves népalaises

Les nouvelles du petit pays himalayen

2018 : Arnaque aux assurances

Un article de l'AFP a mis à jour une arnaque aux assurances très bien rodée. La situation était connue de tous, avec les traditionnelles lois du silence et du pouvoir mais surtout l'hélicoptère au centre des enjeux. Lire l'article de l'AFP : Escroquerie sur le toit du monde
Si le Népal a du chemin à faire, des systèmes identiques se mettent en place dans des stations de ski en France sous couvert d'efficacité des pisteurs et de rapidité de l'hélicoptère ; tout cela légalement.


2017 : Plus d'électricité et moins de klaxons

Cette année, les coupures d'électricité ont cessé !!! Pourquoi ? Une entente entre minstres népalais et indiens, ainsi que les compagnies d'électricité nationales organisait la vente d'électricité en Inde, ce qui avait pour autre effet la vente massives de batteries et convertisseurs importés... d'Inde. Les couprures sont maintenant presque inexistantes.


Dans la série des bonnes nouvelles, le gouvernement a décidé d'interdire les klaxons dans la ville sous peine d'une amende de 500 roupies. Et bien ça fonctionne !!! Le niveau sonore est descendu significativement. Dans le même temps, certaines rues de Thamel sont devenues piétonnes.


23 Avril 2016 : Un nouveau parti politique au Népal

Le parti « BibekSheel Nepali », le népalais pragmatique en traduction littérale a pour emblème un « smiley ». Il dénote franchement des partis traditionnels par son mode de fonctionnement participatif et l’organisation horizontale aux antipodes des partis traditionnels clientélistes et corrompus. Si les valeurs proposées peuvent être tintées d’une certaine candeur, les solutions proposées pour faire face aux problèmes du pays sont elles très pragmatiques.
Porté par une frange de la population éduquée à l’étranger, il s’adresse à la jeunesse népalaise via les réseaux sociaux. Sera-t-il après les maoïstes la seconde révolution politique au Népal ?


19 Février 2016 : le blocus est levé, pourtant...

Si le blocus est effectivement levé, une famille a encore du mal à obtenir une demi bouteille de gaz. Les bouteilles de gaz en sont pas coupée en deux mais remplies à moitié... Pour l'essence, c'est à peu près la même chose, le retour à la normale n'est pas encore effectif. En effet, beaucoup se constitue des réserves de crainte que le blocus ne recommence.

Les népalais attendent avec une certaine anxiété le retour d'une délégation népalaise de 46 fonctionnaires partie aujourd'hui pour Delhi, le premier ministre en tête. Quels sont les enjeux de cette semaine de rencontres avec les dirigeants indiens ? C'est toujours avec une extrême parcimonie que les médias détaillent le contenu des tractations politiques.
Dans la rue, on parle des enjeux récurrents. Selon radio Kathmandu, les demandes de l'Inde concerneraient la laïcité de la nouvelle constitution, les conditions d'engagement politique pour les citoyens ayant obtenu la nationalité népalaise par mariage et sans doute les enjeux hydroélectrique. L'Inde ne verrait pas d'un bon oeil, un état voisin hindou devenir laïque.


Décès de Sushil Koirala cette nuit, ancien premier ministre et figure politique (9 Février 2016)

Sushil Koirala figure politique du Népal représentait le clan Koirala qui a dominé le parti conservateur du "Nepali Congress" sous le régime monarchique et depuis la démocratie en 2008. Il a incarné le changement en militant contre le régime monarchique des Panchayats (exilé et emprisonné 6 ans en Inde), puis le conservatisme du système de caste dans l'appareil politique. La classe politique népalaise est profondément imprégnée par la hiérarchie des castes, brahmane en tête et un fonctionnement clanique.


Enfin la levée du blocus (8 Février 2016)

Le blocus a été officiellement levé par le parti Madeshi, United Democratic Madhesi Front (UMDF), ce matin. Un soulagement pour la majorité des népalais.
Depuis le 5 février des camions commençaient à passer. Selon des journaux locaux les militaires indiens et les militaires népalais ont fait partir les manifestants du poste frontière principal, à Birgunj. Seul point en suspens, le blocus sur le pétrole. Des discussions seraient en cours à ce sujet, et le premier minsitre népalais doit se rendre à Delhi.

Mais au fait, pourquoi, le blocus s'arrête ? Les barrages des madeshis ont été levés sans les violences précédentes ??? Il y a eu 50 morts.

Et bien, il n'y pas plus de réponses claires qu'il n'y en avait au problème. Que s'est-il passé dans les coulisses ? Il y a effectivement eu une révision de la constitution le mois dernier. Un nouvel amendement répond à une des demandes du UMDF, c'est-à-dire une représentation proportionnelle des ethnies marginalisées. Pour autant, le parti Madeshi maintenait le blocus, soutenu par un parti politique de l'état indien du Bhiar, le Rastriya Janta Dal (RJD). Les manifestants semblent maintenant abondonnés par l'Inde, donc la frontière s'ouvre... Mais le leader de l'UMDF a précisé qu'il préparait d'autres protestations.
Pour rappel, le blocus de la frontière avait commencé le 24 septembre, mettant le pays dans une situation critique, manque de carburant, de gaz, matières premières en cette période de reconstruction et produits médicaux. La plupart des népalais citadins n'utilisaient plus le gaz mais faisait leur cuisine au bois à l'extérieur. Les transports étaient au ralenti comme tout l'économie.

File d'attente pour le pétrole au Népal Attente pour le gaz à Kathmandu
La lever du blocus est un soulagement pour le pays particulièrement dans cette période de reconstruction. En effet, la saison sèche permet de commencer à reconstruire les maisons détruites par le tremblement de terre.


Statu Quo (7 Janvier 2016)

Les dernières négociations entre les principaux partis n'ont pas permis de trouver une issue au conflit avec les ethnies du sud du Népal, le blocus est toujours d'actualité avec les prix des carburants qui montent encore au marcher noir.


Crise du pétrole (15 Décembre 2015) : KP Oli, Modi et les Madeshi

Rien de neuf sous le soleil, selon les personnes, la faute est à KP Oli, le premier minsistre népalais, selon d'autre c'est Modi, le premier mnistre indien et au milieu les Madeshi l'ethnie majoritaire du Téraï. En réalité, il reste très difficile de comprendre les tenant et aboutissant tout simplement parce que la presse ne donne pas d'information précise.
L'Inde refuse d'envoyer ces exportations avec l'argument que la situation n'est pas stable au Népal. Ne voulant pas être mêlé au contentieux le premier ministre indien a refusé de recevoir une délégation Madeshi, mais alors pourquoi maintenir l'embargo.
Côté népalais un accord semblait être trouvé mais le parti conservateur a relevé plusieurs points de désaccord, bloquant à nouveau l'accord possible.
En attendant, le manque de gaz pose problème dans les villes et beaucoup de personnes cuisine au feu de bois. Le prix du bois a donc aussi augmenté.


Crise du pétrole (30 octobre 2015) : Chine contre Inde

L'Inde ne modifiant pas ses positions et jouant toujours l'hypocrisie en faisant passer les problèmes avec la communauté Madeshi (sud du Népal) comme la raison de son blocus, le gouvernement népalais a signé le 28 octobre un accord pour acheter 40% de ses importations de pétrole à la Chine. Le Népal met ainsi fin à une situation monopolistique de l'Inde pour ses ressources en carburant. Aujourd'hui, environ 12 camions citerne commencent à revenir de la frontière chinoise avec du pétrole.
Du jour au lendemain, l'Inde qui ne laissait passer qu'un ou deux camions citerne de pétrole, parfois aucun, en a laissé passer aujourd'hui 125 !!! D'un seul coup, il semblerait que les enjeux économiques soient plus importants que ceux des Madeshis, communauté népalaise soutenue par l'Inde.

Deux enjeux pour mieux comprendre le blocus du Népal par l'Inde :
Le premier est pour les riches Madeshis, éthnie du sud du Népal, d'obtenir un état qui serait toute la bande sud du Népal, c'est à dire l'ensemble du Téraï. Le Téraï est à la fois le grenier du Népal mais également une zone où le potentiel hydroélectrique est considérable. Toutes les grandes rivières himalayennes finissent par passer au Téraï. Enfin, toutes les importations en provenance d'Inde passent par cette région. Donc, le découpage géographique des états dans la nouvelle constitution s'est attaché à ce que chaque état ait un accès à la frontière sud pour qu'aucun état ne dépende d'un autre au niveau des importations. Ce mouvement est activé par une poignée de propriétaires terriens et hommes politiques d'influence. Les Madeshis pauvres subissent eux aussi de plein fouet l'embargo indien et n'ont pas de revendications.
Le second enjeu est en fait multiple pour l'Inde. Ce n'est jamais explicité dans les médias mais dans les rues de Kathmandu, ce qui circule sur toutes les langues c'est que l'Inde souhaite que le Népal change sa constitution sur plusieurs points : en appuyant les Madeshis elle lorgne les ressources hydroélectriques du Téraï. Elle viserait aussi un point de la constitution qui oblige d'être népalais depuis trois générations pour accéder à des fonctions politiques, une forme de protection que l'on peut comprendre pour un petit pays de 30 millions d'habitants face au milliard deux d'indiens.



Point de vue écologique de la crise du pétrole au Népal

Le côté positif est l'absence de pollution, surtout dans la capitale, une décroissance forcée. Mais est-ce que le Népal peut se payer une décroissance !!!

Coup écologique du litre de carburant : les camions citernes en provenance d'Inde passent le col de Thankot à 1500m, un coup écologique du litre d'essence assez élevé quand on connaît en plus l'état des camions au Népal. Mais ce serait intéressant de calculer ce qu'il faut de pétrole pour faire venir un litre de pétrole à Kathmandu par le plateau tibétain, des cols à plus de 5000m et une route surement de plusieurs milliers de kilomètres. Dans un pays en tête du potentiel hydroélectrique, l'énergie la plus écolo, cela laisse songeur...


Pour soutenir le Népal, signez la pétition : levée du blocus de la frontière népalaise par l’Inde


Au marché noir, il faut compter environ 5 € le litre d'essence et 70 € la bouteille de gaz.


Crise du pétrole : blocus indien de la frontière de Birgunj, état des lieux au 28 ocotre

Tout est calme depuis longtemps, trop longtemps. La grande période des vacances de Dasain, Noël du calendrier hindou, touche à sa fin. En plus du calme habituel de cette période festive, l'embargo sur le pétrole imposé par l'Inde ajoute un calme anachronique à la capitale himalayenne. L'air serait presque pur, idéal pour circuler en vélo.
Un accord avec la Chine a été trouvé pour livrer 1,3 millions de litres de pétrole au Népal, rompant ainsi le monopole indien sur les importations de pétrole. Cette livraison devrait être acheminée par la frontière directement au nord de Kathmandu dans le Rasuwa. Les camions citernes traverseront le plateau tibétain.
Les Madeshis (communauté du Téraï) dans le sud du Népal protestent contre ce revirement et l’Inde garde une position officielle hypocrite, démentant toujours bloquer les importations sous prétexte d’une situation politique instable qui ne permettrait pas de poursuivre les échanges.


Crise du pétrole au Népal : blocus de l'Inde

Le Népal est paralysé depuis plusieurs semaines. Suite à la signature de la nouvelle constitution, l'Inde fait un excès de zèle à la frontière népalaise, bloquant ainsi les importations. Le jeu politique reste trouble et peu explicité dans les médias, mais on parle en problème de fond d'une volonté hégémonique de l'Inde qui souhaiterait imposer au Népal une ouverture de la nationalité népalaise pour les mariages mixtes indo-népalais dans la nouvelle constitution. Les népalais de leur côté craignent que leur voisin obtienne de cette façon une présence au gouvernement un jour.

Le manque de pétrole est de plus en plus préoccupant. Outre l'économie du pays, le blocus prend une tournure de crise humanitaire avec un impact sur les hopitaux. Tous les transports fonctionnent au ralenti dans un air nettement moins pollué à Kathmandu.
Pour la première journée du festival de Dasain (fête principale du calendrier hindou), les stations essence ont donné le 13 octobre 5 litres par moto et 15 litres par voiture, mais seuls les premiers véhicules ont pu obtenir quelques litres. Les files d'attentes aux stations services faisaient parfois plus d'un kilomètre. Aujourd'hui, le 17 octobre, une délégation népalaise doit se rendre en Inde pour négocier.


Baisse des permis pour le Haut-Dolpo et le Mustang pour l'automne 2015 ?

Des annonces dans la presse parlent de réductions des permis pour les régions du Haut-Dolpo et du Mustang. C’est une demande récurrente de la part de toutes les agences. Le tremblement de terre nous (TAAN : Trekking Agent Association of Nepal) a fait accentuer la pression sur le ministère afin de redynamiser le tourisme à un moment ou le Népal en a le plus besoin. Aujourd’hui, la proposition de passer les permis à 100 USD dans ces régions est seulement une demande de la TAAN au ministère du tourisme mais qui n’a pas encore été traitée par ce dernier. Le cabinet du ministère devrait se réunir pour statuer sur ce point et on espère favorablement, mais aucune date n’est donnée pour cette réunion. Les modalités ne sont encore que des points d’interrogation, 100 USD par semaine (fonctionnement pour le Manaslu et la vallée de Naar Phu) ou pour 10 jours comme la base de calcul pour le Mustang actuellement ???

Dès que le ministère publiera officiellement le tarif des permis pour ces régions, nous vous tiendrons informé sur le site et sur notre page Facebook.


Tremblement de terre

Les deux séismes qui ont sécoué le Népal ont principalement touché les villages de moyenne montagne proche des épicentres. Les dommages à Kathmandu sont bien moindre. Dans les villages, le nombre de maisons effondrées dépend à la fois de la proximité d'un des épicentres et de la situation du village. Les maisons en crête ayant été particulièrement atteintes.

C'est souvent l'étage des maisons qui a été détruit mais si l'on voit souvent des maisons avec juste une ou deux fissures, il ne faut pas regarder les murs de profil, ils font le ventre et nombre de maisons qui paraissent en bon état seront en fait à reconstruire. Cela prendra certainement deux à trois ans pour que les maisons soient à nouveau reconstruites. En attendant, les familles vivent dans des abris en bambou et tôle ou parfois de simples bâches. Certains dorment quand même à nouveau dans leur maison.

Plus d'information sur le site de l'association Reconstruction Népal